« Depuis sa récente activation, la Régie communale autonome qui gère le parking en voirie a multiplié les passages de la scancar : sur les 2 000 plaques lues, près de 200 redevances forfaitaires ont été établies, soit environ 10 %. »

Selon l’échevine, 40 % des véhicules contrôlés appartiennent à des riverains en ordre d’enregistrement. « Cela montre que les habitants se sont approprié le dispositif et que ce dernier fonctionne conformément à son objectif. Toutefois, nous sommes toujours dans la phase de mise en route. Ces chiffres doivent donc être lus avec prudence et il conviendra de consolider les analyses sur le long terme. En effet, le volume de contrôles reste encore limité et la vitesse de croisière n’est pas encore atteinte », indique Alicia Monard.

Riposte musclée

Si la création d’une zone turquoise a eu des effets de bord (NdlR : report d’une partie de la charge de stationnement sur d’autres quartiers), cette situation n’a pas encore fait – et ne fera pas trop vite – l’objet de décisions, notamment d’extension. L’échevine veut se donner du temps. « Quant aux constats de stationnement dangereux sur des axes importants, ils ont été relayés auprès de la zone de police et de la Wallonie. »

En parallèle, à l’initiative du gouverneur du Hainaut, un comité de pilotage stratégique a été mis en place pour élaborer un Plan de sécurité 2026-2029 de l’aéroport de Charleroi. « Parmi les objectifs, celui de contribuer à diminuer les faits infractionnels et les nuisances environnementales liées à la mobilité et à l’ordre public », pointe l’échevine.

« Dès le mois prochain, des actions seront menées sur le stationnement illicite, les véhicules ventouse, les sociétés de parking, le transport rémunéré, etc. Les services de Police et la RCA travaillent également à des actions vis-à-vis des véhicules immatriculés à l’étranger. »

La traque aux véhicules immatriculés en France se prépare à Estaimpuis : « Cela constitue un véritable manque à gagner pour la Wallonie »