Mika Godts, une lumière dans la grisaille hivernale belge
Avec la kyrielle de blessés au sein du groupe, Mika Godts a une réelle chance de faire partie du groupe pour le stage aux Etats-Unis. Mais il n’a pas encore été contacté par le sélectionneur. « Indirectement, pas personnellement. On m’a promis une discussion via la fédération », a-t-il dit. En revanche, il a déjà eu des contacts avec Vincent Mannaert. « Mon agent a eu des contacts avec lui. La conversation promise n’a pas encore eu lieu, mais ce n’est pas grave. Ma priorité est l’Ajax : si je continue à performer, ils finiront bien par m’appeler. »
Son absence avec les Diablotins
Il ne le cache pas : la Coupe du monde est un rêve. Dans les faits, les Diablotins le sont moins.
En effet, à plusieurs reprises, le joueur a refusé une sélection avec les espoirs parce qu’il se pensait supérieur. Une information qu’il réfute. « Certains ont dit que je me croyais trop bon. Ce serait d’une arrogance que je n’ai jamais eue. Les gens ne savent pas toujours ce qui se passe en coulisses. Quand j’ai décliné, c’était pour préserver mon corps. Il devait s’adapter au football professionnel et cela demande parfois des choix. »
Mika Godts, la diabolique énigme : « Les Diables ? C’est encore loin, mais ça peut arriver vite »
Il assure également que Gill Swerts a compris ces différentes décisions et précise : « Si je suis appelé ce mois-ci avec les Diables, je serai heureux. Même avec les Espoirs. »
Le départ d’Anderlecht et de Genk
Depuis son plus jeune âge, Mika Godts est perçu comme un talent spécial. En Belgique, il a d’abord fait ses classes à Anderlecht avant de rejoindre le KRC Genk, comme « son ami » Bilal El Khannouss.
Ces deux départs ont été effectués avec fracas. Il s’en est expliqué pour nos confrères. « J’ai toujours suivi mon intuition, depuis mon plus jeune âge », commence-t-il avant d’évoquer le départ de la maison mauve. « Lorsque j’ai dû passer chez les U18, nous venions de connaître une saison difficile. Il y avait des problèmes avec l’entraîneur, et Bilal El Khannouss, un bon ami, était déjà parti au Racing Genk un an plus tôt. J’ai encore discuté avec Jean Kindermans (alors responsable de la formation à Anderlecht, ndlr), mais je ne me sentais plus à ma place : le plaisir avait disparu. »
« Le prochain Eden Hazard » : Mika Godts est suivi par un club de Premier League
Dans le Limbourg, il a senti un manque de confiance. « Je ne souhaite pas critiquer le club. Mais ils ne se souciaient pas vraiment des jeunes à ce moment-là. Ils voulaient tellement gagner le championnat. Entre-temps, ils ont changé d’avis, je vois : il y a à nouveau plus de jeunes joueurs. Mais si Genk avait proposé un bon plan à l’époque et que nous étions parvenus à un accord contractuel – là aussi, nous n’étions pas sur la même longueur d’onde –, je pense que je serais resté. »
20 ans et déjà marié
À seulement 20 ans, Mika Godts a déjà mis son genou à terre et s’est marié l’été dernier.
En Flandre, elle est plutôt connue puisqu’il s’agit de Haifa Salem Ali. La jeune femme est notamment connue pour avoir été Miss Limbourg et disputé la finale de Miss Belgique. « Je connais ma femme depuis mes 14 ans, nous sommes des amoureux de jeunesse. Nous avons été dans la même école, mais très brièvement. Pourtant nous sommes toujours restés ensemble. C’était un choix conscient de nous marier jeunes. Nous savons tous les deux très bien ce que nous voulons : une vie stable, ensemble. »
Marié lors d’une fête musulmane traditionnelle, le joueur refuse d’évoquer sa religion. « Je préfère ne pas en parler, c’est privé », a-t-il répliqué. « Je trouve les religions intéressantes et je m’y suis intéressé. Dans la foi, il y a beaucoup de belles choses que l’on peut appliquer dans sa propre vie. »