Pour Max Verstappen, il est désormais un peu trop tard pour modifier significativement le règlement 2026 de la Formule 1, en dépit du discours de Carlos Sainz appelant les instances à écouter les retours des pilotes et à se montrer ouvertes à tout changement.
La mise en place de la nouvelle réglementation technique s’est depuis longtemps accompagnée d’un certain nombre de doutes. Toutefois, l’intersaison que nous venons de vivre, et la phase des essais hivernaux, a vu se multiplier dans la sphère publique les discours alarmistes et les motifs d’inquiétude.
De la gestion acharnée de l’énergie électrique aux départs en passant par les dépassements et l’impossibilité de véritablement attaquer à 100% en qualifications, les acteurs de la discipline n’ont pas manqué de se montrer parfois très pessimistes avant même le début du championnat.
Si la FIA a bien conscience des critiques, elle tient à ne pas se précipiter pour apporter d’éventuels changements et veut ainsi attendre quelques courses pour faire un point plus précis. Du côté de la F1, le PDG du championnat, Stefano Domenicali a déclaré ne pas comprendre « toute cette panique ».
Durant les essais hivernaux, Max Verstappen s’est fendu d’une comparaison qui n’a pas manqué de faire réagir, qualifiant la F1 version 2026 de « Formule E sous stéroïdes » en raison de l’accent mis sur la gestion électrique.
Carlos Sainz demande aux instances de faire preuve d’ouverture d’esprit si les règles ne donnent pas satisfaction.
Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images
Si le quadruple champion du monde a été particulièrement critique de ces nouvelles règles, il y a chez les observateurs et les fans un partage de l’opinion entre la crainte de voir la discipline être dénaturée par un pilotage « contre-nature » et la curiosité de voir si cette nouvelle donne va aller dans le bon sens en termes de spectacle.
Interrogé sur le sujet, Carlos Sainz – pilote Williams et directeur du GPDA – a notamment déclaré : « Ça peut aller dans les deux sens. C’est pourquoi je pense qu’il ne sert à rien d’évaluer et d’essayer de prédire comment cela se passera à la télévision avant même que cela n’arrive. »
« Nous verrons bien, quelles que soient les règles que nous avons établies pour cette année, mettons-les en pratique et évaluons-les ensuite. La seule chose que j’ai dite à Stefano et à la FIA, c’est que nous devons garder l’esprit ouvert, que ce soit après la première course, ou après les deux ou trois premières courses, car la Chine sera différente et le Japon sera encore différent. »
« Donnons-nous peut-être deux ou trois exemples, et ensuite, s’il y a clairement quelque chose qui cloche, quelque chose qui ne va pas, j’espère que nous serons en mesure de changer. »
Verstappen ne croit pas à des changements majeurs
Max Verstappen n’est pas convaincu par la nouvelle réglementation F1.
Photo de: Rudy Carezzevoli / Getty Images
Quand les mots de Sainz ont été rapportés à Verstappen, ce dernier a cependant largement tempéré toute possibilité que des changements importants surviennent en cours de saison et même au-delà.
« Il est un peu tard pour ça », a déclaré le pilote Red Bull. « Compte tenu des sommes investies dans cette réglementation, elle restera en vigueur pendant un certain temps. C’était prévisible. Il est désormais un peu tard pour soulever d’un coup ces problèmes. »
Toutefois, un changement relativement simple à mettre en place a déjà été envisagé, à savoir augmenter le super clipping – c’est-à-dire la capacité de recharge de la batterie quand le pilote est à fond sur l’accélérateur – de 250 à 350 kW, afin que les pilotes soient moins contraints à faire du lift and coast – c’est-à-dire lever le pied de l’accélérateur en fin de ligne droite pour gérer l’énergie.
Cela ne convainc pourtant pas Verstappen, qui doute que cela améliore la situation globale en raison de l’importance qu’auront les circuits eux-mêmes dans la faculté de récolter beaucoup d’énergie ou pas.
« Je ne sais pas », a répondu le Néerlandais. « Cela dépend aussi beaucoup du tracé du circuit. On peut réduire la puissance, mais cela ralentit bien sûr les temps au tour. »
« Je ne sais donc pas trop. Il est difficile de dire avec certitude quelle est la meilleure solution compte tenu de ce dont nous disposons actuellement. C’est sans doute pour cela qu’ils veulent d’abord voir comment ça se passe ici, mais tout cela est assez compliqué. »
Avec Ed Hardy et Ronald Vording
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