ENQUÊTE – S’il est en voie de disparition aux États-Unis, le genre est toujours au sommet en France. Mais pour combien de temps ? Les indices d’une désaffection s’accumulent.
Le 8 février, au concert du Super Bowl, la plus grande scène du monde, avec 135 millions de téléspectateurs, Bad Bunny, artiste le plus écouté de la planète, a fait danser l’Amérique sur de la trap latino et du reggaeton. Le rappeur Jay-Z chargé de produire ce show a de nouveau vu juste. L’édition de 2022 avec Dr Dre, Snoop Dog, Eminem, 50 Cent et Kendrick Lamar, est bien loin. Tout en continuant à écouter le joyeux Rapper’s Delight du Sugar Hill Gang, premier morceau culte du rap sorti en 1970, les oreilles américaines plébiscitent aujourd’hui la pop, les rythmes latino et l’afrobeats. Billie Eilish, Burna Boy, Benson Boone, Bruno Mars et Taylor Swift ont balayé les rappeurs et la culture hip-hop. « Ce mouvement culturel qui englobe rap, DJing, danse et grafitti est né à New York en 1970 », rappelle Henri Jamet, directeur général de Believe, maison de disques de Jul et Werenoi, les deux plus gros vendeurs de musique en France.
Si cet hiver, les rappeurs ont disparu du classement Billboard…
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