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20 oct. 2026 à 14h00
Vendredi 9 octobre 2026, la galerie L’Œil du Raskal, à Pacy-sur-Eure, a accueilli le vernissage de Chroniques urbaines, une exposition du photographe ébroïcien Frédéric Grimaud. L’événement a rassemblé de nombreux visiteurs venus explorer un univers mêlant photographie, mémoire et objets oubliés. À travers 33 clichés réalisés en France et en Italie, l’artiste plonge le public dans des bâtiments désertés, où portes entrouvertes, fenêtres brisées, pièces abandonnées et objets oubliés évoquent des vies passées.
Une exposition photographique inspirée par l’urbex
Le titre de l’exposition, Chroniques urbaines, reflète cette exploration : Chroniques pour les histoires racontées par chaque image, et Urbaines en référence à l’urbex, contraction d’urban exploration, une pratique que Frédéric Grimaud explore depuis 2005. « Le temps, l’abandon, les souvenirs me questionnent », explique-t-il. Son travail ne se limite pas à la photographie.
L’artiste intègre également des objets chinés, comme des fenêtres, cadres ou miroirs, dans des installations originales. La scénographie soignée de l’exposition attire l’attention des passants, notamment grâce aux vitrines de la galerie, aménagées comme des cabinets de curiosités.
Une dame m’a confié qu’elle retrouvait beaucoup d’histoires, un côté féerique, comme une chasse aux trésors. J’imagine toutes ces lettres d’amour qui ont pu être écrites sur cette machine à écrire.
Frédéric Grimaud
Cette première exposition à Pacy a remporté un franc succès. Frédéric Grimaud a exprimé son admiration pour le travail de Pascal Dubuc, propriétaire de la galerie. « J’aime son œil, sa manière de photographier. Je lui ai présenté mon travail et ma démarche de récupération et de recyclage. » Le public a également été conquis : « Je ne m’attendais pas à faire complet dans cette galerie qui offre pourtant beaucoup d’espace. C’est l’une des plus belles expositions que j’ai pu réaliser », confie-t-il. L’effet pictural des photographies, ainsi que l’homogénéité et les ambiances de la série, ont suscité de nombreuses réactions. Plusieurs œuvres ont été acquises dès le soir du vernissage.
La photographie comme mémoire des lieux abandonnés
En cette année marquant le bicentenaire de la photographie, Frédéric Grimaud souligne que, malgré les avancées techniques des deux derniers siècles, l’essentiel reste de capturer l’instant pour en conserver la trace. « Dans mon travail, c’est particulièrement important puisque je photographie des lieux abandonnés, parfois juste avant leur disparition. La photographie devient alors une forme de mémoire. »
En plus de ses explorations urbaines, l’artiste ébroïcien s’intéresse à d’autres univers, des paysages naturels aux voyages lointains. Ses reportages l’ont conduit en Inde, au Bénin et au Népal. Certaines de ses photographies réalisées en Inde ont été présentées lors du prestigieux festival de photojournalisme Visa pour l’Image à Perpignan. Auteur de plusieurs ouvrages, il a également publié Mon smartphone et moi, un livre associant vues d’Évreux et paysages de voyages.
Une rencontre intimiste avec Frédéric Grimaud est prévue en soirée le samedi 24 octobre 2026. L’artiste échangera avec le public autour de son travail et de sa démarche artistique.
Les Chroniques urbaines de Frédéric Grimaud sont exposées à la galerie L’Œil du Raskal, 5 rue Aristide-Briand. Ouverture les jeudi, vendredi et samedi de 15 h 30 à 18 h 30, ainsi que les samedi et dimanche de 10 h 30 à 12 h 30. Œuvres proposées de 35 à 565 €. Rencontre le samedi 24 octobre à 18 h 30, réservation souhaitable au 06 80 06 73 35.
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