Nombre d’entre eux ont ainsi fait part de leur panique sur les réseaux sociaux, partageant des images de drones et de missiles dans le ciel sur Snapchat, TikTok ou encore Instagram. Certains, comme Maeva Ghennam, tentaient même de fuir la ville, passeport en main, et demandant de l’aide à la France.
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Mais, seulement quelques jours plus tard, la panique semble avoir laissé place à la zénitude. En effet, ces mêmes influenceurs qui étaient terrifiés par la situation se montrent désormais rassurants et font part de leur amour pour l’émirat. Maeva Ghennam affirme désormais que « tout est calme ». « Il n’y a rien, Al Hamdoulilah il n’y a pas eu de morts », a-t-elle déclaré ce mardi 3 mars 2026, comme le rapporte Voici. Pourtant, selon le ministère de la Défense des Émirats arabes unis, il y a au moins trois morts et 25 blessés.
Les influenceurs n’hésitent pas non plus à poster des visuels, créés grâce à l’IA, mettant en scène le drapeau du pays afin de déclarer leur amour à Dubaï. Mais comment sont-ils si rapidement passer de la terreur au calme et à la confiance totale en leur pays d’adoption ?
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En réalité, les Émirats arabes unis sont très stricts quant à l’usage des réseaux sociaux. Ainsi, il est interdit de publier des images d’attaques, de contredire les communications officielles ou encore de diffuser des informations jugées alarmistes, sous peine de lourdes sanctions, pouvant aller jusqu’à la prison. La police de Dubaï a d’ailleurs publié un message sur les réseaux sociaux, informant que la diffusion de rumeurs, d’informations non vérifiées ou de contenus susceptibles de provoquer la panique était strictement interdite. Ceux qui ne respectent pas la loi s’exposent ainsi à des sanctions pénales, dont une amende de minimum 200 000 dirhams, soit… 47 000 euros environ.
L’influenceuse Sarah Fraisou a d’ailleurs conseillé aux personnes présentes à Dubaï de ne pas partager de photos ou de vidéos des explosions. « Sachez que tous les téléphones sont contrôlés et que vous n’avez pas le droit de publier », met-elle en garde. « Les Émirats, ça ne blague pas. » Cela explique sans aucun doute pourquoi tous ces influenceurs affolés sont passés de la panique au calme en seulement quelques jours.