C’est une question que nombre de suiveurs se posaient ces derniers jours, notamment lors du week-end d’ouverture en Belgique et même jusque sur les Boucles Drôme-Ardèche. Pourquoi Mathieu Van der Poel – vainqueur du Nieuwsblad pour sa rentrée samedi dernier – ne tente-t-il pas (plus) d’accrocher une deuxième fois les Strade Bianche à son palmarès, lui qui avait remporté l’épreuve italienne en 2021 mais n’y a plus été aligné depuis 2023 – trois participations au total – ?
Christoph Roodhooft, dirigeant d’Alpecin-Premier Tech, a donné des éléments de réponse bien précis auprès de nos confrères du Nieuwsblad : le dénivelé positif de l’épreuve a nettement augmenté ces dernières saisons et la course est simplement devenue “trop dure” pour MVDP. “Auparavant, c’était possible pour les coureurs comme lui, les Flandriens, mais maintenant c’est au-delà de ses capacités”.
TADEJ POGACAR, UNE PRÉSENCE DISSUASIVE ?
Le dénivelé positif, toujours plus important sur la Classique italienne, est ainsi évoqué comme un élément majeur dans la décision du coureur et de sa formation. “Comparez le dénivelé total de la course actuelle à celui d’il y a cinq ans quand il a gagné et vous comprendrez la décision”. Christoph Roodhooft considère ainsi que les chances de l’emporter de son leader sont désormais bien plus minces que par le passé, d’autant que Mathieu Van der Poel est devenu “plus lourd” depuis. Difficile ainsi d’imaginer battre un certain Tadej Pogacar – trois fois vainqueur à Sienne – dans ces conditions. “Mathieu est le premier à le regretter”.
En se projetant à plus long terme, il n’est ainsi pas écrit que Mathieu Van der Poel – qui va tout de même courir en Italie ces prochains jours – ne décide de reposer ses roues un jour sur les chemins de terre de la botte italienne. À moins peut-être que de nouvelles évolutions soient apportées au parcours à l’avenir.