Écrans et grignotage : pourquoi couper la télévision et le smartphone à table peut améliorer nos repas et nos relations familiales, « un rituel social »Un impact limité sur le panier… dans un premier temps
L’impact pourrait néanmoins se faire sentir indirectement via les flux commerciaux mondiaux. Certaines régions très consommatrices pourraient réduire leurs importations, provoquant un déplacement des marchandises vers d’autres marchés.
Augmentation du prix des carburants : cinq astuces qui peuvent vous permettre de limiter la casse
« On pourrait voir certains produits qui ne trouvent plus leur marché habituel et qui viennent inonder d’autres régions, comme l’Europe », explique Pierre-Alexandre Billiet. Il cite notamment des exemples dans les matières agricoles, comme « le maïs brésilien ou la viande de poulet, qui pourraient être redirigés vers d’autres marchés ».
Certains produits spécifiques pourraient aussi être touchés plus directement. « Des produits comme les pistaches, le safran, les figues séchées ou certaines olives pourraient devenir plus chers ou moins disponibles », précise-t-il. Mais ces produits restent marginaux dans la consommation européenne.
Tourisme: « La crainte n’est pas une raison valable pour annuler un séjour », ce qui vous attend si vous voyagez bientôt au Moyen-Orient ou en Asie« Une instabilité qui s’ajoute à une situation déjà grandement instable »
Pour l’expert, le principal risque n’est pas une flambée immédiate des prix mais une nouvelle source d’instabilité dans un système déjà fragilisé. « Le problème n’est pas seulement la guerre en elle-même, mais l’interférence avec d’autres instabilités déjà présentes », souligne Pierre-Alexandre Billiet.
Il rappelle notamment le rôle croissant du climat. « Environ 30 % de l’inflation alimentaire récente est déjà liée à la transition climatique. Les événements météo extrêmes détruisent des récoltes et perturbent la production. Dans ce contexte, la crise géopolitique pourrait agir comme un facteur aggravant, prévient-il. Si plusieurs facteurs se combinent − énergie, logistique, climat −, on pourrait rapidement parler de plusieurs centaines d’euros d’augmentation sur le panier moyen ! »
Dans l’immédiat, aucune hausse majeure n’est donc visible dans les rayons. Les véritables effets d’un choc géopolitique mettent généralement plusieurs semaines à apparaître dans les chaînes d’approvisionnement.