À l’occasion de la 21e semaine nationale du rein, du 7 au 14 mars 2026, des dépistages sont proposés pendant le mois de mars à Saint-Brieuc. Damien Coiffé, 46 ans, est le nouveau président de l’association France Rein Bretagne Côtes-d’Armor. Il succède à Marion Le Poulichet, présidente pendant 10 ans. Il rappelle l’importance du dépistage pour reculer l’échéance finale de la dialyse.
Marion Le Poulichet, ex-présidente et Damien Coiffé, nouveau président de l’association de France Rein Bretagne Côtes d’Armor. (Michèle CHAIGNON)
« J’avais une trentaine d’années, j’allais au travail, j’avais une vie tranquille, normale. J’ai été dépisté en 2011, grâce à la médecine du travail. Pendant toutes ces années, j’ai été bien suivi, encadré et accompagné, et cela a permis de retarder l’échéance de la dialyse, qui est arrivée en 2023 avec l’apparition de nombreux symptômes », raconte Damien Coiffé.
Une maladie « silencieuse et insidieuse »
« Moi aussi, renchérit Marion Le Poulichet, j’avais dix-huit ans, aucun symptôme, et j’ai été dépisté par un examen de la médecine du travail ». La maladie rénale est silencieuse et insidieuse ; les signaux d’alerte peuvent être discrets, voire absents. Les malades n’en prennent conscience que dans les derniers moments : 10 % de la population est touchée par une insuffisance rénale. « Un fléau qui progresse d’environ 2 % par an à cause d’une mauvaise hygiène de vie : la sédentarité, le fait de manger trop gras, salé ou sucré, abîme les reins », ajoute Marion Le Poulichet.
La prévention s’adresse à tout le monde. Le test est simple, rapide et gratuit : un simple échantillon d’urine suffit. Les dépistages se dérouleront de 10 h à 17 h, les jours suivants : au Centre hospitalier de Paimpol, le mardi 10 mars ; au CH de Dinan, le jeudi 12 mars ; au CH de Guingamp, le mercredi 18 mars ; au CH de Saint-Brieuc, le jeudi 19 mars ; au CH de Lannion, le mardi 24 mars et au CH privé de Plérin, le mardi 31 mars.
Pratique