Une femme de 65 ans a perdu toutes ses économies après avoir été victime d’une escroquerie particulièrement bien ficelée. L’arnaque l’a privée de l’argent qu’elle mettait patiemment de côté depuis des années, non seulement pour elle, mais aussi pour sa famille. Son fils résume le choc ressenti par ses proches : « Elle a perdu toutes ses économies. Tout ce qu’elle avait mis de côté pour elle, mais aussi pour ses enfants et petits-enfants. » Honteuse et bouleversée, la victime peine encore à réaliser ce qui s’est passé, alors que l’escroquerie s’est déroulée en quelques étapes seulement.
L’histoire concerne la mère d’Yves Ivens, 42 ans, originaire de Zwijndrecht en Flandre-Orientale. Tout a commencé mercredi dernier lorsqu’elle a reçu un courriel de « Ma Pension », qu’elle a trouvé suspect et qu’elle a choisi d’ignorer. « Coïncidence ou non, peu de temps après, elle a reçu un appel d’une personne se présentant comme un employé du siège social de Crelan », raconte son fils à HLN. L’homme lui a expliqué que des transactions suspectes avaient été détectées et lui a demandé d’effectuer plusieurs manipulations pour protéger son argent, ce qui s’est finalement révélé être une arnaque.


Problème exceptionnel chez ING : Adalbert reçoit un virement « instantané » … 50 heures plus tard, une centaine de clients impactés en Belgique !
Des questions restent en suspens
Après coup, la femme découvre que tout son argent a disparu de ses comptes, dans deux banques différentes. « C’est de l’argent provenant de différents comptes », explique Yves, qui évoque une perte importante sans vouloir préciser le montant. Le fils reste surtout perplexe face à la précision des informations détenues par les escrocs. « Apparemment, ils disposent de beaucoup de données, car comment savaient-ils qu’elle était cliente de Crelan ? Et comment ont-ils obtenu son numéro ? » Des questions qui renforcent encore l’incompréhension de la famille.
Face à cette situation, une plainte a été déposée auprès de la police, qui a rapidement diffusé un avertissement sur les réseaux sociaux. Les autorités rappellent que « la police ou votre banque ne vous demanderont jamais vos informations personnelles ni vos codes PIN ». Pour la mère d’Yves, cet avertissement arrive malheureusement trop tard, mais son fils espère malgré tout l’aider à se relever. Il prévoit d’ailleurs de lancer prochainement une campagne de financement participatif pour tenter de récupérer une partie de l’argent perdu.
À lire aujourd’hui sur SUDINFO
