Une assurance pour les chats d’intérieur : « Ils font face à des risques même sans sortir »

Pour la spécialiste, la règle suédoise est « super » qui prend tout son sens quand le propriétaire s’absente pour quelque temps. « Quand on part en vacances, l’idéal est de trouver une personne de confiance qui dort sur place sans pour autant changer sa routine. Si ce n’est pas possible, il faut qu’elle vienne deux fois par jour non seulement pour changer la litière et nourrir le chat mais il faut aussi pour jouer avec lui », détaille-t-elle.

Elle recommande d’éviter de trop bousculer les habitudes du matou en le mettant en pension chez quelqu’un sinon il peut développer des troubles du comportement. « Dans tous les cas, demander à quelqu’un de passer tous les deux ou trois jours quand le propriétaire est en vacances est ultra-maltraitant », insiste Adeline Westerling.

6 heures maximum pour Médor

La Suède n’oublie pas les chiens. Pour le meilleur ami de l’homme, il est interdit de le laisser seul plus de six heures. Comme pour le chat, cette règle est motivée par la volonté d’améliorer l’environnement physique et le bien-être émotionnel des animaux de compagnie.

« Le chien est un animal grégaire. Il ne doit pas rester plus de quatre heures d’affilée seul dans l’idéal et au maximum six heures à condition que ce ne soit pas le cas tous les jours. L’idéal, c’est le moins possible seul », estime Adeline Westerling. « Le chien reste complètement dépendant de nous. On ne le laisse pas seul quand on part en vacances. Il faut jamais demander à quelqu’un de venir quelques fois sinon il se sent abandonné. Le nombre d’animaux ne change rien. »

Il y a toujours plus de chats en Belgique… Et c’est une mauvaise nouvelle : « La situation est hors de contrôle depuis des années! »Lutte contre l’abandon

En Belgique, il n’existe aucune législation en la matière. Le Plat pays a inscrit le bien-être animal dans la Constitution mais n’a pas édicté de règle sur le temps maximal qu’un animal peut passer seul à domicile. La loi impose seulement que l’animal reçoive des soins appropriés à ses besoins.

« La Belgique doit faire comme la Suède et prendre exemple sur ce pays. Les gens seraient beaucoup plus responsables car ils ne se rendent pas compte de l’impact que ça peut avoir sur l’animal. Ça permettrait de comprendre la charge que ça représente d’avoir un animal », plaide la comportementaliste.

Le député bruxellois et vétérinaire Jonathan de Patoul (DéFI) défend une sensibilisation accrue. « C’est la clé de la problématique des abandons. Sans le savoir, de nombreuses personnes, faute de connaissance, sont maltraitantes. »

Abandon d’animaux à cause du prix de la nourriture : « On craint le pire pour l’année prochaine »