En janvier 1971, le couturier livre un défilé incompris, inspiré des années 1940 et d’une robe de la fille de Picasso rencontrée quelques mois auparavant. Aujourd’hui, cet épisode sert de trame à deux performances du « Musée vivant de la mode » d’Olivier Saillard, à la Fondation Cartier. Entretien.
Tout amoureux de la mode aurait rêvé d’être une petite souris, le 29 janvier 1971, au 30 bis de la rue Spontini, où Yves Saint Laurent présenta la collection dite « Libération ». À cette époque, le couturier pressentant les nouvelles aspirations des femmes, sait qu’il doit sortir de son chic bourgeois.
La rencontre avec Paloma Picasso quelques mois plus tôt lui a inspiré ce défilé, réminiscence des années 1940 qui deviendra bientôt le rétro. Mais dans le salon couture, les invitées qui ont vécu la guerre dans leur chair sont profondément choquées par ces mannequins en robes épaulées, sandales compensées et turban dans les cheveux, leur rappelant les femmes de petite vertu sous l’Occupation. Dès le lendemain, la collection déjà renommée « du Scandale » fait l’objet de violentes critiques. Comme souvent, elle deviendra culte.
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Cette journée est le point de départ de deux performances, les 13 et 14 mars, à la Fondation Cartier dans le cadre du « Musée vivant de la mode ». Face…
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