Cette vision s’est imposée après la crise financière de 2008 puis au début de la pandémie de COVID-19, lorsque la Chine a rapidement contrôlé l’épidémie tandis que les États-Unis étaient confrontés à une forte hausse des infections et des décès.
Mais ce discours ne s’est pas arrêté là. Comme le relaye Newsweek, en Chine, les médias ont commencé à utiliser le même son de cloche, en présentant certaines interventions militaires américaines et des problèmes sociaux aux États-Unis comme les signes de failles profondes du système américain.
Pourquoi attaquer de nouveau l’Iran ? Et pourquoi maintenant ?
Et depuis les frappes américaines en Iran, cet opinion s’est encore renforcé en Chine: « Pékin ne manquera pas d’y voir un signe du déclin de l’hégémonie américaine. La Chine percevra ce comportement comme une accélération de l’effondrement interne des États-Unis et comme un facteur contribuant à un monde plus chaotique », commente co-auteure du rapport du China Leadership Monitor.
Elle estime que cette perception repose sur « un mélange de mesures de politique étrangère américaine, d’efforts de propagande et de la propre prédisposition léniniste du Parti communiste chinois à considérer le système américain comme voué à l’échec ».
« Une formidable puissance économique »
Il n’y a pas que dans les médias que l’on estime que la Chine pourrait être gagnante de la rivalité mondiale. Dans les publications universitaires du pays, les références au diction « L’Orient s’élève et l’Occident décline », sont de plus en plus nombreuses.
« Cela traduit la confiance croissante de la population chinoise dans la puissance mondiale de la Chine » mais aussi le manque de confiance en l’administration américaine, auteure de décisions jugées « erratiques », explique encore Allie Matthias.
Malgré ce diagnostic, certains experts chinois appellent à la prudence. Zheng Yongnian rappelle que « les États-Unis conservent une formidable puissance économique et possèdent une force militaire sans égale à l’échelle mondiale et qu’il ne faut absolument pas sous-estimer les capacités de l’Amérique ».
Et du côté américain, ce n’est pas Donald Trump et son ambition de prouver au monde entier que les USA sont la plus grande nation mondiale qui diront le contraire…