Entre 1997 et 2024, le site communal du Bas-Bois était constitué du terril (loué par la Commune) et du charbonnage. Mais depuis septembre 2024, la Commune n’a plus accès au terril.
Initiée en juin 2024, la procédure d’expropriation du terril vient de recevoir le feu vert de la Région wallonne. Il s’agit d’une étape importante pour la Commune de Soumagne qui entend retrouver des droits d’accès au terril. Cela faisait en effet près de trente ans que les services communaux exploitaient les lieux, via un bail emphytéotique avec le propriétaire.
Le Bourgmestre, Benjamin Houet, précise : « Avant 2024, notre service de la jeunesse organisait des stages ou des plaines de vacances à chaque congé scolaire. Ils pouvaient réunir jusqu’à 60 enfants sur l’ensemble du site qui constituait un formidable terrain de jeux ». « Il permettait de développer des activités pédagogiques de découverte de la nature ainsi que de l’ancienne activité minière. Depuis la fin du bail, nous n’avons plus accès au terril. Les activités sont maintenues sur une partie limitée du site du Bas-Bois (uniquement le charbonnage) au détriment des jeunes », regrette ainsi le mayeur.
L’objectif est dès lors d’acquérir des droits réels sur le terril pour y poursuivre des missions de service public et revenir à la situation antérieure.
« Un site exceptionnel »
Il faut écrire que le terril est « un site exceptionnel ». Au-delà de la biodiversité qu’il abrite, il est « un vestige de l’histoire de Soumagne et est un véritable attrait touristique notamment pour le point de vue qu’il offre sur le village de Soumagne-Vallée », se réjouissent les autorités.
La majorité, qui était « prête à acheter le terril », avait investi 25 000 euros dans une étude de stabilité afin de s’assurer de la sécurité de la zone. Mais la vente n’avait pas pu se concrétiser. En cause : un propriétaire aux conditions « inacceptables pour la Commune ».
« Pas d’autre choix »
« Dans ce cadre, nous n’avons donc pas eu d’autre choix que de lancer une procédure d’expropriation, explique Benjamin Houet. « La préservation du site par la Commune contribuera au développement de la biodiversité de cette portion du territoire communal ainsi qu’au maillage vert sur le plateau de Herve soumis à une pression urbanistique certaine ».
C’est finalement l’entreprise Joskin – société soumagnarde active dans la fabrication de machines agricoles – qui avait fait l’acquisition du terril et qui sera expropriée. « S’il souhaite faire une proposition officielle à la Commune pour envisager une alternative crédible à l’expropriation, nous sommes bien entendu disposés à rencontrer la direction », conclut le bourgmestre.