« Chaque année on estime qu’il tombe sur la Terre entre 100 000 et 200 000 tonnes de matière météoritique (dont 90 % sont des poussières de moins d’un gramme) » indique Bernard Melguen, professeur d’astronomie et auteur du livre « Les météorites : messagères de l’espace » (Éditions Apogée). De petites météorites de quelques dizaines à centaines de grammes, souvent issues des étoiles filantes, s’écrasent sur Terre tous les jours : leur impact est la plupart du temps inoffensif, sauf pour un observateur, ou un animal, qui aurait la malchance de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment, c’est-à-dire en dessous.
Les pierres de petite taille sont en plus freinées dans leur chute et tombent souvent au sol sans grand dommage : il s’agit des micrométéorites. Les météorites de taille moyenne s’enfoncent plus profondément dans le sol et les très grosses météorites (à partir de 1000 tonnes) creusent de véritables cratères.
Le 30 juin 1908 une gigantesque onde de choc retentit au beau milieu de la Sibérie. La cause ? Une météorite de 50m de diamètre qui s’est désagrégée dans les airs. L’incident de la Toungouska fut une explosion équivalant à 100 fois la bombe atomique d’Hiroshima. pic.twitter.com/rpAPoTOZDR
— Torless Carraz (@HyperTorless) October 31, 2025D‘un cratère localisé à une extinction de masse
D’après le spécialiste Bernard Melguen, une météorite devient dangereuse lorsque :
le diamètre est inférieur à 10 m : les conséquences sont spectaculaires, mais le danger est limité à une zone restreinte ;le diamètre est compris entre 10 et 100 m : les risques sont comparables à ceux d’un tremblement de terre ;le diamètre est de 500 m : c’est la destruction totale d’un État de taille moyenne ;le diamètre est d’1 km : c’est un très fort cataclysme, avec la destruction d’une vaste région qui provoquerait au moins 100 millions de morts ;le diamètre est de 10 km ou plus : c’est une catastrophe planétaire suivie d’une extinction de masse. Une partie de la vie sur Terre est anéantie.