Pour Colin Sanders, expert en longévité chez NN, ces interruptions ne devraient pas être perçues comme une exception réservée aux célébrités. « Nous devons oser nous détacher de l’idée qu’une carrière est une longue ligne droite », explique-t-il. « Les périodes de repos, les interruptions ou davantage de flexibilité sont au contraire essentielles pour rester actif plus longtemps. »
En Belgique, plusieurs dispositifs permettent déjà aux salariés de lever le pied temporairement. Parmi eux figurent notamment le crédit-temps, l’interruption de carrière ou encore les congés thématiques, tels que le congé parental ou le congé pour aidants proches.
Ces mécanismes offrent la possibilité de s’accorder du temps sans pour autant abandonner définitivement son parcours professionnel.
Un temps plein sur 4 jours
Pour autant, tous les travailleurs ne souhaitent pas mettre leur carrière totalement entre parenthèses pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Beaucoup privilégient plutôt des formes de flexibilité plus limitées mais régulières. Ainsi, 62 % des Belges interrogés se disent intéressés par la semaine de travail de quatre jours.
Dans ce modèle, l’équivalent d’un temps plein est réparti sur quatre journées, ce qui permet de bénéficier d’un jour de congé supplémentaire sans réduction du temps de travail ni du salaire.
D’autres formes d’organisation du travail gagnent également en popularité. Le statut de « digital nomade », qui consiste à travailler à distance tout en voyageant, séduit 38 % des travailleurs, une proportion qui grimpe à 46 % chez les jeunes adultes.
Selon Colin Sanders, ces nouvelles approches du travail répondent à un besoin croissant d’équilibre. « Une plus grande autonomie en matière de temps et de rythme permet d’économiser de l’énergie pendant les périodes chargées et de la réutiliser plus tard », souligne-t-il.
L’expert cite d’ailleurs l’exemple de Harry Styles : après deux ans de pause, l’artiste est revenu sur le devant de la scène avec une énergie renouvelée.