En janvier dernier, moins de deux ans après un Leopard Club Award décerné par le Locarno Film Festival, Irène Jacob recevait dans le cadre des Journées de Soleure le Prix Swissperform pour son rôle dans la série Intraçables, coproduite par la RTS et TF1. Et voici qu’en cette fin d’hiver, c’est le Prix Rencontres 7e Art Lausanne qu’elle se voit remettre ce week-end. Une récompense de plus pour saluer un parcours exemplaire dans le cinéma d’auteur français et international et au théâtre, en marge de quelques apparitions dans de grosses productions anglo-saxonnes, comme U.S. Marshals (1998), aux côtés d’un Tommy Lee Jones qui lui disait rêver de jouer dans des films d’auteur, se souvient-elle.
Si la comédienne franco-suisse, qui a grandi à Genève, se dit honorée, elle est surtout heureuse de pouvoir à travers ces prix partager son amour du cinéma. Ce qu’elle fait également depuis 2021 à l’Institut Lumière, à Lyon, dont elle a repris la présidence à la suite de la disparition de Bertrand Tavernier. «J’aime dire que nous sommes des accélérateurs de particules», dit cette fille d’un physicien spécialiste de la théorie des hadrons à haute énergie qui a longtemps travaillé au CERN.