À Eyguières, le nom Pugliese évoque souvent La cave à John, bien connue des amateurs de vins. Mais aujourd’hui, c’est sa fille, Manon, qui se fait un nom dans un tout autre domaine : le neuro-coaching, une approche de développement personnel qui mélange neurosciences, psychologie de l’identité et techniques de coaching, qui n’a pas été validée scientifiquement (comme peuvent l’être les thérapies comportementales et cognitives, par exemple).

Mercredi, la jeune coach de 26 ans a organisé sa première conférence, à la médiathèque. Une soixantaine de personnes a répondu présent, venue découvrir cette approche. « Cette conférence permet aux participants un exercice de prospection de soi à soi, explique Manon Pugliese. J’essaie de donner des clefs de compréhension pour faire de l’estime de soi un allié, et ainsi la développer au quotidien dans sa vie. »

Un parcours dans l’e-commerce

Le parcours de la jeune Eyguiérenne a commencé dans un tout autre domaine, l’e-commerce. À 18 ans, elle a rejoint une start-up comme première salariée et y a travaillé pendant six ans, devenant associée de l’entreprise, en 2022.

Avec le temps, elle a ressenti le besoin de donner davantage de sens à son travail, et de se tourner vers l’accompagnement humain. En parallèle de ses responsabilités, elle a donc entamé un chemin de développement personnel et s’est intéressée aux neurosciences et aux thérapies. La liquidation de l’entreprise en 2024 sera décisive.

Quatre conférences par an à la médiathèque

Après une période de réflexion et plusieurs voyages, elle décide de se lancer, début 2025. La découverte du neuro-coaching vient alors confirmer la voie qu’elle souhaitait prendre. Aujourd’hui, Manon accompagne les personnes en quête de sens ou traversant des périodes de transition, grâce au coaching neuro-identitaire, une approche qui se situe entre thérapie et coaching. Son objectif est d’aider chacun à mieux comprendre son histoire, dépasser les blocages émotionnels et retrouver de la confiance.

Lors de ses conférences, elle souhaite aussi offrir un premier champ de réflexion pour le public. « L’intérêt de mes conférences (il y en aura quatre par an à la médiathèque) est aussi de pouvoir accompagner ensuite les personnes qui se sentent concernées, précise-t-elle. À la différence de certains forfaits de coaching proposés sur les réseaux sociaux, j’ai fait le choix de recevoir à la séance, pour proposer des prestations sur mesure et au rythme de chacun. J’exerce une approche spécifique qui relie le fonctionnement du cerveau, l’identité et les schémas de comportements. » Après cette première réunion, la coach souhaite poursuivre ces rendez-vous régulièrement, afin de faire découvrir son approche.