Et de poursuivre sur ce nom, bien qui mixe et inclusif, qui fait jaser. « Puis René, c’est le prénom de René Charles, René Goscinny ou René Descartes. Et, bien sûr, le René que nous avons tous en tête : René la taupe ! » »Les Oscars devraient s’appeler les Donald, cela leur donnerait une nouvelle dynamique, charrie-t-elle. Les Ensor s’appelleront peut-être bientôt les James, les César s’appelleront les Jules, et les Goya… les Chantal ! »
« Le Belge peut vous donner une carrière internationale »
Après avoir remercié ceux qui font le cinéma belge, car dehors c’est le chaos qui résonne jusque dans vos films et vous nous aider à l’affronter, Charline Vanhoenacker invite ensuite François Damiens sur scène. En effet, pas rancunier de ne jamais avoir reçu de Magritte en 15 ans, le célèbre acteur belge se moque de lui-même en venant interpréter une « immense star américaine » recevant un René d’honneur alias « Fwançois Damiensss ».
« Je vais parler avec mon cœur car mon Français est à chier, commence-t-il, dans sa parodie avec son accent et coiffé d’une perruque. « C’est important pour les gens de prendre le Belge, ça peut vous donner une carrière internationale ! » Éclats de rire dans la salle. « Je remercie René pour tout ce qu’il a fait pour cinéma. Je suis tellement heureux d’être parmi vous mais je ne vais pas être plus long car votre cérémonie dure déjà 4 heures, ressenti 9 heures ! » Et de conclure : « Merci à tous les réalisateurs qui m’ont donné la chance comme Jaco van Dormael ou… les frères Dardenne qui vont peut-être me donner la chance de les rejoindre un jour sur un plateau. »
Notons encore la sortie de l’acteur Hippolyte Girardot à la vue du trophée en bout de bois des René. « Ceci n’est pas une bûche, je suppose ? » ou encore cette phrase de conclusion, en forme de mise au point, de Charline Vanhoenacker. « Concernant les messages politiques, prudence… la cérémonie ne va pas pouvoir changer de nom chaque année ! »