PORTRAIT – À 22 ans, la jeune fille a choisi de vivre au rythme de son arrière-grand-mère de 101 ans. Sur les réseaux sociaux, leur complicité suscite l’intérêt de trois millions d’abonnés. Derrière cette histoire singulière se dessinent des enjeux intimes, financiers et familiaux.

À 11 heures, le soleil entre par la baie vitrée de l’appartement, entre les vignes et les collines sèches, et vient caresser le visage de Fernande. Elle s’est réveillée il y a peu. « Elle se couche tard, donc se lève tard », sourit Mélissa, son arrière-petite-fille. Ici, on vit à son heure. Collier de perles, ongles impeccablement manucurés : à 101 ans, l’élégance demeure intacte. « Elle a des petits cheveux bruns qui repoussent », glisse Mélissa en passant les doigts dans la chevelure blanche. « Mamie, tu as vu ? Tu rajeunis ! » Fernande éclate de rire.

Mélissa lui prend la main, se penche vers elle. Les mêmes gestes que dans leurs vidéos. Depuis plus de trois ans, les deux femmes sont suivies par des millions d’abonnés. Mélissa en mesure la portée, Fernande un peu moins. « Ce qui lui parle, ce ne sont pas les chiffres. Ce sont les gens qui nous arrêtent dans la rue pour dire que nos vidéos les ont poussés à sortir leurs parents de l’Ehpad . »

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Derrière…

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Le Figaro

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