Jeanne est un peu comme la mascotte du home. Elle est arrivée le 19 janvier 2010 ; certaines infirmières et aides-soignantes l’ont toujours connue là.
Pendant la longue période du COVID-19, le personnel a eu peur pour la doyenne de la maison de repos. « Elle a eu quelques soucis de santé, mais elle a tellement de force et la soif de vivre qu’elle s’en est sortie », se rappelle Chimène Angenot, la directrice de l’établissement.
Liliane, la fille unique de Jeanne, ajoute avec émotion : « Quand mon papa est décédé, maman avait 73 ans et elle me disait qu’elle allait bientôt le rejoindre. Et finalement, 32 ans plus tard, elle est toujours là! »
L’une de ses arrière-petits-enfants était aussi de la partie. « Mon arrière-grand-mère m’a appris à devenir une femme », confie avec émotion, Laure-Anne l’arrière-petite-fille.
Ce que Jeanne préfère, c’est se promener dans les couloirs. Elle a toujours un mot gentil pour les personnes qui s’occupent d’elle, elle les complimente et les remercie. « Jeanne est coquette, souriante et aimable » ; autant de jolis traits de caractère évoqués par le personnel de la maison de repos qui semble très attaché à Jeanne.