Alors qu’il se présentait comme un bienfaiteur pour les retraités, il s’est fait accorder des prêts qu’il n’avait pas les capacités de rembourserLa cryptomonnaie s’impose comme leur actif favori

25 % des jeunes investisseurs détiennent de la cryptomonnaie, devant les actions individuelles et l’immobilier (19 % chacun, via des sociétés immobilières réglementées ou des fonds). Fait révélateur : 58 % des 18-34 ans se disent prêts à acheter des cryptomonnaies via leur banque. Même attirés par des actifs volatils, ils recherchent un cadre sécurisé.

Tous âges confondus, le marché reste dominé par les fonds d’investissement (32 %), les assurances Branche 23 (30 %) et les actions individuelles (29 %). Mais les lignes évoluent : les ETF gagnent du terrain (16 %, contre 11 % en 2024) et les cryptomonnaies progressent à 13 %. Au-delà de l’effet de mode, ces choix traduisent une volonté d’optimiser les coûts et de viser des rendements plus dynamiques.

Les motivations des jeunes diffèrent également. Ils n’investissent pas uniquement pour la pension, mais pour des projets concrets et proches : financer un voyage, constituer un apport pour un logement, lancer une activité. « Les nouvelles générations recherchent des solutions alignées sur des jalons de vie tangibles », observe Frank Claus, Head of Investment Services Affluent & Private Banking. La faiblesse des taux d’épargne traditionnels renforce cette quête de rendement plus immédiat.

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Malgré cet engouement, des freins subsistent. Parmi les non-investisseurs intéressés, 48 % évoquent un manque de connaissances financières. Le capital de départ (44 %) et la peur du risque (37 %) constituent d’autres obstacles. Surtout, 82 % estiment qu’il faut au moins 100 euros par mois pour commencer à investir, une barrière psychologique parfois déconnectée de la réalité des offres accessibles.

Dans ce paysage en mutation, les banques conservent un rôle central : 63 % des investisseurs privilégient un établissement bancaire pour un conseil personnalisé, y compris 52 % des jeunes. Parallèlement, les réseaux sociaux influencent fortement cette génération : 87 % des 18-34 ans sont exposés aux contenus de « finfluencers ». Mais seuls 59 % leur accordent réellement du crédit.