l’essentiel
Le documentaire « Elles inspirent » explore l’expression corporelle comme outil de résilience pour les femmes victimes de violences. Réalisé par Lila Carlier, il sera projeté au CGR Castres ce mardi. Une réflexion sur la guérison collective.
Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, le cinéma CGR Castres accueillera ce mardi 10 mars à 20 h 15 la réalisatrice Lila Carlier pour la projection de son documentaire « Elles inspirent ». Artiste danseuse, chorégraphe et éducatrice corporelle holistique, Lila Carlier a conçu ce film comme le prolongement d’une démarche engagée autour du pouvoir thérapeutique du corps. Elle s’est rendue à Bafoussam, au Cameroun, auprès de femmes membres de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes, pour leur proposer des ateliers de mouvement et d’expression corporelle sur deux jours. L’objectif : créer un espace de partage, de douceur et de joie, essentiel à l’épanouissement de chacune, dans un contexte où l’expression de soi et l’accès à des espaces de guérison demeurent limités.
D’une durée de 52 minutes, Elles inspirent garde la trace de cette expérience collective et intime. À travers des gestes, des silences et des témoignages poignants, le documentaire met en lumière le cheminement de femmes ayant subi des violences et explore l’expression corporelle comme vecteur de résilience. Le film interroge également la place des émotions dans nos sociétés et la nécessité de cultiver l’estime de soi pour éloigner la souffrance. « Pour moi ce film est un éloge à la spontanéité, à la création, à l’inspiration. Un moment suspendu où j’ai mis du cœur à faire un projet qui réunit des femmes, qui honore les corps, le mouvement, des histoires de vie, le Cameroun, et tout cela en image », confie la réalisatrice.
La soirée est soutenue par le Planning familial 81. Lila Carlier proposera un échange à l’issue de la projection. « Je suis native de la région toulousaine, ma mère étant elle-même native de la ville de Castres, et j’ai vécu au Cameroun presque 9 années, et je viens tout juste de revenir en France », précise la réalisatrice. Au-delà de son ancrage africain, « Elles inspirent » propose une réflexion universelle sur la guérison et la force du collectif.