Une platine petite par sa taille mais aux grandes ambitions. En ressortant de ses cartons son célèbre Sound Burger de 1982 pour lui offrir une seconde jeunesse, Audio-Technica savait parfaitement que son produit avait tout pour plaire. Et ce pour plusieurs raisons. Car même deux ans après son retour sur le marché (elle est sortie en 2024), la platine « portable » du spécialiste audio japonais reste une proposition intéressante. Elle bénéficie notamment d’un argument de poids pour les amateurs de design : son look rétro assumé.
Un look qui détonne
Avec son format modernisé qui rappelle une grosse cassette (son format original), l’appareil a en effet tout pour plaire visuellement et apporte une vraie touche vintage à une décoration. C’est en tout cas ce qui nous a sauté aux yeux lors de notre test : ce look si particulier, qui détonne immédiatement.
Le Sound Burger a également un autre avantage : il ne prend que très peu de place, contrairement à une platine vinyle classique. Pour ceux qui voudraient se relancer dans ce « style » musical, il apparaît donc comme une porte d’entrée intéressante puisqu’il est compact, financièrement accessible (229 euros) et surtout capable d’attirer le regard. Car dans une pièce, il ne passe clairement pas inaperçu.
Si le Sound Burger joue beaucoup sur son esthétique, il n’est pas dépourvu d’autres qualités. Notamment sur le plan sonore, qui reste évidemment sa fonction principale. À ce prix, il ne faut toutefois pas s’attendre à une qualité maximale. Le diamant est un modèle d’entrée de gamme et l’expérience dépendra aussi du matériel utilisé pour l’écoute, puisqu’il faudra passer soit par une enceinte Bluetooth, soit par un casque filaire.
Le produit va également à l’essentiel dans sa conception. On retrouve trois boutons principaux, auxquels s’ajoute celui permettant d’ouvrir la partie qui accueille le disque. L’intégration de l’adaptateur 45 tours, qui sert aussi de support pour la tige de lecture, est plutôt bien pensée. L’ensemble se montre malin et suffisant, même si certains aspects restent un peu rustiques, comme la petite vis blanche à retirer à l’arrière pour libérer le bras de lecture.
G.Pav.
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Audio potable
Pour le reste, on retrouve l’expérience typique du vinyle, avec tout ce que cela implique. C’est une façon différente d’écouter de la musique, plus physique et moins immédiate que les solutions modernes. On peut toutefois regretter l’ouverture quasi totale autour du disque, qui le laisse davantage exposé à la poussière, jamais idéale pour ce type d’appareil.
G.Pav.
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Au niveau sonore, deux options s’offrent donc à vous : la connexion Bluetooth vers une enceinte ou l’utilisation d’un casque via la prise jack. Dans les deux cas, l’ensemble fonctionne bien et l’appairage Bluetooth se fait rapidement. Le volume de sortie semble toutefois un peu limité : il faut parfois monter davantage le son sur l’enceinte ou le casque. Mais le résultat reste globalement satisfaisant pour ce type de produit.
G.Pav.
Conclusion
Même deux ans après sa sortie, le Sound Burger reste une platine vinyle avec de solides arguments. Grâce à son design rétro remis au goût du jour, elle pourrait encore rester longtemps sur le marché. Certes, tout n’est pas parfait : les matériaux font assez plastiques et l’ensemble paraît léger. Mais à 229 euros, difficile de faire beaucoup mieux pour un appareil aussi compact. Et surtout, il remplit parfaitement sa mission : lire des vinyles, offrir une expérience musicale différente… et ajouter au passage une belle touche vintage à votre intérieur.