Conséquence : le Limbourgeois a dû puiser loin pour défendre ses jeux de service, jusqu’à céder : 6-7 (5/7), 6-7 (5/7). Au-delà du tennis pur, le contexte a pesé lourd, estime Bergs. Qui revenait d’une blessure à la hanche et n’avait aucune certitude de pouvoir jouer jusqu’au dernier moment. « J’étais juste, vraiment juste, pour être ici. La préparation a été bizarre, je n’ai pas beaucoup pu m’entraîner. » Son corps a donc compensé et ses sensations ont fluctué. « Pendant le match, ça allait, je n’ai senti ma hanche qu’une seule fois mais les autres parties, dont les abdominaux, n’étaient pas fantastiques. Je manque de rythme, dans les jambes, dans le jeu, dans les choix. »

Au milieu de toute cette frustration, il trouve une lueur. « Même sans un niveau super, je peux livrer une bonne bataille. Et physiquement, j’ai tenu. Ça va revenir. »

La mauvaise semaine des Belges se poursuit : Zizou Bergs s’incline à Rotterdam sur un double tie-break

Zizou, on imagine que vous avez suivi la Coupe Davis ?

Oui, c’est super qu’ils aient pu gagner si facilement contre la Bulgarie. Personnellement, ça m’a fait un peu mal de les regarder à la télévision parce que tu veux être là pour aider ton équipe, mais la rencontre arrivait deux, trois jours trop tôt. Je ne voulais pas prendre de risques. Au final, je suis heureux que mes partenaires nous offrent une nouvelle opportunité de jouer le Final 8 à Bologne en affrontant l’Autriche au mois de septembre.

Sander Gillé et Joran Vliegen ont apporté le point de la victoire pour la toute première fois. Vous deviez être content pour eux, non ?

Certainement, parce que l’année dernière, ils n’ont pas pu beaucoup jouer à cause du format de la Coupe Davis. Ça a dû leur faire du bien à eux aussi. Je suis sûr qu’ils en gagneront beaucoup d’autres.

L’Autriche sera d’un tout autre calibre que la Bulgarie. Est-ce que vous connaissez ses joueurs ?

Ils ont une excellente paire de double (Alexander Erler – Lucas Miedler). Mais à côté, des joueurs comme Sebastian Ofner, Jurij Rodionov et les autres peuvent aussi évoluer à un très bon niveau. Ce ne sera donc pas facile, même si, sur le papier, ça l’est plus que l’Australie qu’on a rencontrée la saison passée. Si notre groupe est au complet et qu’on joue tous à notre niveau, on aura une bonne opportunité, mais je le répète, ce sera difficile.

Ce n’était pas Jan De Wit dans votre box, ici à Rotterdam. Vous avez donc trouvé votre deuxième entraîneur ?

Exact. Il a déjà commencé à travailler un peu avec nous en décembre. Jan m’accompagne 30 semaines mais, malheureusement, ce n’est pas encore assez, donc on cherchait quelqu’un d’autre. Fred (Hemmes) était déjà là à la United Cup parce qu’il travaillait avec Greet (Minnen).

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Jouer en double mixte aux Jeux avec Elise ? C’est à elle de décider.

Un entraîneur 2.0 dans le box de Zizou Bergs : qui est Jan De Witt, ce coach de 60 ans à l’essai ?

En parlant de la United Cup, Kim Clijsters a dévoilé que vous lui aviez envoyé un message pour lui proposer de devenir capitaine de l’équipe belge.

C’est Elise qui a choisi le capitaine cette fois-ci et c’était Christopher (NdlR : Heyman, son coach et compagnon dans la vie). Moi, je me suis demandé à qui je demanderais si j’avais le choix. Dans ma tête, je me suis dit que j’irais vers une légende du tennis belge, donc vers Kim. Mais avec son emploi du temps, je ne pense pas que ça va arriver.

Elle a tout de même déclaré dans son podcast qu’elle y réfléchissait plus sérieusement que par le passé…

C’est vrai ? Ce serait vraiment mythique pour le tennis belge d’avoir une légende comme elle sur le banc. Certainement que plus de gens s’y intéresseraient. Elle a tellement d’expérience, elle pourrait nous donner tant de conseils pour nous améliorer en tant que joueurs. On apprend déjà beaucoup de quelqu’un comme Steve Darcis en Coupe Davis, donc ce serait énorme si elle ou Justine Henin nous accompagnait.

Avec Elise, comptez-vous disputer les Jeux olympiques 2028 en double mixte ?

Je suis partant, c’est plutôt à elle de décider (sourire). Il y a encore deux ans et demi avant Los Angeles, donc on verra bien. J’espère qu’on aura encore des opportunités, comme à la United Cup, de jouer, de s’amuser et de grandir ensemble.

Une question plus légère, pour terminer. Il paraît que vous êtes supporter de Malines. Un Limbourgeois qui supporte le KaVé, c’est possible ?

C’est vrai. Depuis la génération Marc Emmers (NdlR : passé aussi par Anderlecht), qui était originaire du Limbourg. Mes parents étaient fans de lui parce qu’il provenait de Hamont-Achel. Petit, j’allais voir des matchs là-bas. À une époque, mon frère et mon père y étaient presque tout le temps.

L’équipe figure dans le top 6 pour l’instant…

Oui, c’est très bien. Je dois avouer que je ne suis plus trop le football pour l’instant, mais quand je lis le journal, c’est toujours la seule équipe dont je vais voir les résultats. C’est chouette de voir qu’ils font du bon travail.

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