« Nous sommes prêts à travailler avec les Européens, mais nous avons besoin qu’ils nous donnent des signes indiquant qu’ils sont prêts et désireux », a déclaré M. Poutine lors d’une réunion gouvernementale consacrée à la situation sur le marché des hydrocarbures.

« Si les entreprises européennes, les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous garantir une collaboration durable et stable, dépourvue de conjoncture politique (…) Nous n’avons jamais refusé », a-t-il ajouté.

La Russie a été pendant des années un fournisseur majeur de pétrole et de gaz auprès des pays de l’UE, en particulier l’Allemagne et les pays d’Europe de l’Est, avant qu’ils ne se détournent, pour la plupart, des hydrocarbures russes après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine.

Après le pétrole et le gaz, les prix de l’électricité commencent aussi leur ascension

Le secteur russe des hydrocarbures est visé par de multiples sanctions occidentales et deux de ses principales conduites d’exportation vers l’Europe sont à l’arrêt: les gazoduc Nord Stream sabotés par un commando ukrainien en 2022 et l’oléoduc Droujba traversant l’Ukraine, endommagé en janvier par une frappe russe et au coeur d’un bras de fer entre Kiev, Budapest et Bratislava.

Concernant l’Europe, M. Poutine a assuré que la Russie continuera de fournir dans tous les cas la Hongrie et la Slovaquie, qu’il a qualifié de « partenaires fiables ».

Les prix des hydrocarbures flambent depuis le début des bombardements massifs américano-israéliens contre l’Iran, qui ont aussi impacté les pays exportateurs du Golfe. Lundi, le pétrole est passé au-dessus des 100 dollars le baril.

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