On parle d’AVC quand une partie du cerveau n’est plus irriguée correctement par le sang. Dans 80 % des cas, il s’agit d’un AVC ischémique, causé par l’obstruction d’une artère cérébrale du fait d’un caillot. Les 20 % restants correspondent à des AVC hémorragiques, provoqués par la rupture d’un vaisseau et l’apparition d’un saignement intracrânien. Les séquelles peuvent parfois être graves : paralysies, troubles de la parole, de la mémoire ou de la vision. Les principaux facteurs de risque sont bien connus : hypertension artérielle, diabète, tabac, alcool, cholestérol élevé, sédentarité et stress chronique. Par ailleurs, les AVC touchent surtout les plus de 65 ans, mais ils peuvent frapper à tout âge, y compris les jeunes adultes.

Dans quelles régions de France métropolitaine a-t-on le plus d’AVC ?

Les données les plus récentes montrent que le risque d’AVC n’est pas réparti de façon homogène en France, avec des taux d’hospitalisation plus élevés, notamment en Bretagne et dans les Hauts-de-France, avec des incidences de 259 et 254 pour 100.000 habitants (d’après l’État des lieux publié par Santé Publique France le 30 juin 2025). Les accidents cardiovasculaires sont également plus nombreux en Corse, en Grand Est, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie. A contrario, certaines régions comme l’Île-de-France ou les Pays de la Loire présentent des taux inférieurs à la moyenne nationale, sans doute grâce à une meilleure densité de professionnels de santé et à des politiques de prévention plus efficaces.

Sexe, âge… qui fait le plus d’AVC ?

Les hommes restent légèrement plus touchés que les femmes avant 75 ans, mais l’écart s’inverse après cet âge, notamment en raison de la plus grande longévité féminine. Les inégalités sociales de santé jouent aussi un rôle majeur : un niveau d’éducation ou de revenu plus faible s’accompagne souvent d’une alimentation moins équilibrée, d’un accès limité aux soins de prévention et d’un suivi médical irrégulier. De plus, les jeunes adultes connaissent une hausse préoccupante du nombre d’AVC, liée au stress, au tabagisme, à la consommation de stupéfiants et à certaines contraceptions hormonales associées. Enfin, le manque d’activité physique et la prise de poids constituent des accélérateurs silencieux du risque vasculaire.

Accidents vasculaires cérébraux : quelles conséquences ?

Les conséquences d’un AVC dépendent de la gravité de l’accident et de la rapidité de la prise en charge. En moyenne, un tiers des patients gardent des séquelles importantes, un tiers se rétablit partiellement et un tiers décède dans l’année suivant l’accident. Les séquelles les plus fréquentes sont la paralysie d’un côté du corps, les troubles du langage, la diminution de la mémoire ou de l’attention, ainsi qu’une grande fatigue. La rééducation précoce (orthophonie, ergothérapie…) améliore fortement les chances de récupération. Concernant la prévention, le contrôle de la tension artérielle, la réduction du sel, l’arrêt du tabac et une activité physique régulière diminuent de moitié le risque d’AVC.

Lire l’article sur le site de Ça M’Intéresse