Depuis 1996, la série Resident Evil a souvent évolué, passant du survival horror des premiers épisodes à une approche plus orientée action avec Resident Evil 4, et encore pire avec les épisodes 5 et 6, avant de revenir à une horreur plus intime avec Resident Evil 7 et 8. Avec Resident Evil Requiem, Capcom tente de relier ces différentes périodes.
L’histoire se déroule environ trente ans après la destruction de Raccoon City, événement fondateur de la saga depuis Resident Evil 2. Le récit s’intéresse surtout aux conséquences de cette catastrophe.
On y suit Grace Ashcroft, analyste du FBI chargée d’enquêter sur des morts suspectes dans un hôtel abandonné lié à la disparition de sa mère. L’enquête finit par croiser celle du bien connu Leon S. Kennedy, ancien policier devenu agent spécialisé dans la lutte contre le bioterrorisme.
Deux personnages, deux styles de jeu
Le gameplay alterne régulièrement entre les deux protagonistes et combine le meilleur des épisodes originaux, en implantant des éléments des derniers en date. Les séquences avec Grace privilégient la discrétion et la survie. Les munitions sont rares et il faut souvent éviter les ennemis plutôt que les affronter, un peu comme cela était le cas dans les épisodes 1 et 0.


Leon adopte une approche plus directe. Son arsenal plus important permet des combats plus dynamiques, dans la lignée de Resident Evil 4. Cette alternance entre prudence et action donne un rythme particulier à l’aventure.


Le jeu permet aussi de passer d’une vue à la première personne à une vue à la troisième personne, héritage ici des épisodes 7 et 8. La première renforce la tension dans les couloirs étroits, tandis que la seconde facilite les affrontements.
Une exploration entre nostalgie et nouveauté
Une grande partie du début se déroule dans un hôpital où Grace tente d’échapper à une créature qui la poursuit tout en résolvant des énigmes. Plus tard, l’histoire mène Leon dans les ruines de Raccoon City, transformées en zone d’exploration avec plusieurs missions secondaires.
Les environnements jouent un rôle important dans l’ambiance. Les lieux apparaissent abîmés et abandonnés, tandis que certains zombies semblent répéter des gestes du quotidien, comme s’ils étaient restés bloqués dans leur routine. Le jeu multiplie aussi les références aux anciens épisodes, rappelant régulièrement l’histoire de la franchise. Ce fan service est, en revanche, un peu trop présent tout au long de l’aventure.
Un épisode solide mais imparfait
Resident Evil Requiem dure une dizaine d’heures environ. Les contrôles restent précis et l’expérience est globalement stable. Au final, cet épisode mélange plusieurs facettes de la série. Il revient longuement sur son héritage tout en introduisant de nouveaux personnages. Sans transformer la formule, Resident Evil Requiem propose un chapitre qui regarde le passé de la saga tout en préparant la suite.