Et derrière chaque blouse, il y a une couturière bénévole, comme Jacqueline Martinussen. Il y a quelques mois, elle est tombée sur un post de Bobidi sur Facebook. « Je me suis dit pourquoi pas, raconte-t-elle. Je suis moi-même mamie de 7 petits-enfants qui pourraient être concernés ».
Touchée par la cause, elle s’est dit que d’autres de ses amies couturières pourraient vouloir participer au projet. Et ce fut le cas. « Quand j’ai proposé ça à mon groupe de couture, tout le monde a tout de suite été d’accord. En plus, l’une de nous a un petit-fils atteint d’une leucémie, cela touche évidemment », confie la Hervienne.
56 blouses en 3 mois
Ce mardi 3 mars 2026, Jacqueline Martinussen était fière de partager une bonne nouvelle. « Je reviens de mon cours de couture et j’ai pu envoyer 49 blouses qu’on a réalisées avec le groupe. En plus ou moins 3 mois, nous en avons envoyé 56 », indique-t-elle. Le lot qu’elle vient d’envoyer sera contrôlé pour en vérifier la qualité et ira, d’ici une quinzaine de jours, à l’hôpital de la Citadelle, à Liège.
À noter que chacune des couturières n’a pas de quota de blouses à réaliser. « Chacune fait ce qu’elle peut selon ses possibilités. En plus, on n’a pas de professeur dans notre groupe. On s’entraide les unes les autres », continue Jacqueline Martinussen.
Appel aux dons
Pour réaliser les blouses, il faut évidemment les matières premières. « Pour réaliser ce type de blouse, il faut du tissu jersey (qui se lave à 60°). C’est un tissu particulier, mais j’avais fait du stock quand une mercerie a fermé, à Aubel. La gérante préférait que le tissu serve plutôt qu’il reste dans son grenier », explique la Hervienne. Depuis, grâce aux dons matériels ou financiers, Laura paie les fournitures.
« Je sais qu’il y a plusieurs autres couturières dans la région, si elles veulent nous rejoindre, elles sont les bienvenues », conclut Jacqueline Martinussen.