L’offensive commerciale va se décliner par le lancement de 36 nouveaux modèles d’ici à 2030. Ce seront en fait 22 modèles destinés à l’Europe, son premier marché, dont 16 électriques. Les quatorze autres modèles seront ciblés pour des pays comme l’Inde ou encore le Brésil.
La recette de Renault pour diminuer le prix de ses voitures électriques
C’est logiquement la marque au losange qui va soutenir le gros de l’offensive sur le Vieux Continent, avec 12 nouveaux modèles. Renault entend en tout cas vendre 100 % de voitures électrifiées – 100 % électriques et hybrides – en Europe à l’horizon 2030. Le constructeur table aussi sur une vente globale de 2 millions de véhicules, contre 1,6 en 2025.
Dacia dans la continuité
Dacia, pour sa part, va continuer à proposer « l’offre la plus compétitive en alliant prix, coût et valeur pour le client », selon les termes du communiqué.
Les voitures électrifiées devraient représenter deux tiers de ses ventes, notamment grâce à trois véhicules électriques supplémentaires par rapport à l’actuelle Spring.
Alpine, enfin, poursuivra sa stratégie de croissance, notamment en capitalisant sur les modèles Alpine A290 et A390.
« L’expérience client sera un des atouts clés de la stratégie des trois marques dans le cadre de leur offensive produits et ce, à chaque moment de la vie du véhicule », remarque encore le communiqué.
La volonté est de « transformer en profondeur l’expérience client pendant la vie de nos véhicules », précise le CEO.
Un client heureux est un client fidèle, ou a à tout le moins de fortes chances de ne pas aller voir si l’herbe est plus verte à la concurrence. Le groupe Renault entend d’ailleurs obtenir un taux de fidélisation client de 80 % sur un cycle de dix ans à l’horizon 2030.
L’IA sera sans surprise mise à contribution, notamment pour la satisfaction clients, afin de « réduire de moitié les incidents dès la première année d’utilisation et de diviser par trois les réclamations sur cinq ans ».
Des voitures moins gourmandes en pièces – diminution de 30 % en moyenne par véhicule – l’intégration de robots humanoïdes et une meilleure organisation doivent par ailleurs « générer une réduction des coûts de production de 20 % ».
« La rigueur opérationnelle à tous les niveaux permettra de réduire les coûts variables par véhicule d’environ 400 euros par an en moyenne », développe encore le communiqué.
« Devenir le constructeur européen de référence, c’est se fixer l’ambition de développer et produire en Europe des produits au meilleur niveau en termes de désirabilité, de technologies et de compétitivité », résume François Provost, qui doit passer en matinée son grand oral.