Cette tendance s’observe à la fois au Canada et dans d’autres pays comme les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni et la Finlande, précise l’étude relayée par Medical Xpress.

Dans le passé, les stimulants étaient principalement prescrits pour traiter les cas de TDAH chez les enfants, et pour certaines autres affections. Mais depuis vingt ans, les diagnostics de TDAH et les prescriptions de stimulants ont augmenté à l’échelle mondiale chez les adultes. Cette tendance s’est même accélérée après le début de la pandémie.

Les chercheurs considèrent que la rapidité et l’ampleur de l’augmentation soulèvent des questions importantes sur la manière dont les diagnostics sont posées et sur le caractère approprié des prescriptions.

Certes, le TDAH chez les adultes fait l’objet d’une meilleure sensibilisation et d’un accès amélioré aux soins, alors qu’il était sous-diagnostiqué à l’âge adulte, en particulier chez les femmes.

Toutefois, les chercheurs questionnent l’influence des réseaux sociaux sur la sensibilisation au TDAH chez les jeunes adultes, ainsi que les services de santé virtuels qui réalisent des évaluations en ligne. Ces deux facteurs pour contribuer à des diagnostics erronés.

Par ailleurs, depuis le début de la pandémie, les prescriptions réalisées par les psychiatres sont bien moins nombreuses (-18 à -26%), tandis que celles émises par les infirmières sont en augmentation (2 à 10 %). Les auteurs de l’étude rappellent que le diagnostic du TDAH chez l’adulte nécessite une évaluation clinique minutieuse et complète.