C’est toujours un exercice redoutable et redouté par les coureurs. Surtout pour les moins bons rouleurs, qui craignent de mettre leurs coéquipiers en difficulté s’ils ne savent plus prendre de relais au contre-la-montre par équipes. Ce genre d’étape nécessite une réelle osmose entre les coureurs, des jambes solides, un briefing bien établi et un rôle bien défini pour chacun.

Mais c’est encore plus vrai depuis la modification du règlement introduite par A.S.O. pour cet exercice sur Paris-Nice, en 2023. Le temps pour le classement de l’étape n’est plus pris sur le quatrième coureur d’une formation à franchir la ligne d’arrivée mais sur… le premier. Et pour le classement général, le temps de chaque coureur est pris en compte.

Les habitués de Paris-Nice connaissent cette particularité puisque cette formule avait été mise à profit par Jonas Vingegaard, arrivé avec deux coéquipiers (Tratnik et Van Hooydonck) en 2023 mais aussi en 2025 quand seul Matteo Jorgenson l’avait relayé jusqu’au bout et de manière plus traditionnelle par UAE en 2024 avec quatre coureurs arrivés ensemble (Almeida, McNulty, Fisher-Black et Vine).

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C’est un changement sympa, cela rend ce genre d’étape encore plus tactique.

Cette particularité ne sera plus l’exception de Paris-Nice, puisque ce règlement sera appliqué sur le prochain Tour de France, sur le contre-la-montre par équipes qui lancera la plus célèbre des courses au maillot jaune, cet été, à Barcelone. « C’est un changement sympa, cela rend ce genre d’étape encore plus tactique », a déclaré à Het Nieuwsblad Victor Campenaerts, qui devrait être un précieux allié de Jonas Vingegaard sur le parcours de 23 kilomètres de ce mardi. Mais aussi pour l’étape d’ouverture du Tour de France, le 4 juillet.

Grand absent du week-end d’ouverture, Jasper Stuyven retrouve des couleurs et se rassure avec sa 3e place, au sprint, sur la 2e étape de Paris-Nice

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