Mais le procès qui s’ouvre ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pourrait tourner court. « C’est une histoire qu’on a fractionnée. M. Van Holsbeek fait encore face à trois dossiers à l’instruction, deux à Bruxelles et un en Flandre. Il y a des éléments de ces dossiers qui se retrouvent dans la présente affaire mais auxquels nous n’avons pas accès. Pour nous, il y a une atteinte aux droits de la défense et nous pourrions demander l’irrecevabilité des poursuites le concernant », indique le conseil d’Herman Van Holsbeek.
« Cela dépendra de la réaction du tribunal à nos arguments mais on espère qu’il en tirera les conclusions qui s’imposent », ajoute la toge noire. Quand bien même l’instance ne suivrait pas l’argumentation de la défense, Herman Van Holsbeek compte bien « laver son honneur » et assurer ses intérêts lors de ce procès.
Le procès de la vente d’Anderlecht débute (enfin) ce jeudiDes rétrocommissions
Il est notamment reproché à leur client et d’autres prévenus d’avoir falsifié des tableaux financiers pour gonfler la santé financière du club devant le futur acquéreur. Il est aussi question de rétrocommissions qu’auraient touchées anciens dirigeants du RSCA à l’issue de cette vente. En l’occurrence, Henry Henrotay devait toucher une commission de trois millions d’euros s’il trouvait un repreneur pour le club, dont le choix s’est finalement porté sur Marc Coucke plutôt que les investisseurs dégotés par l’agent de joueurs. Henrotay aurait toutefois réclamé sa prime. Une partie de celle-ci aurait servi à rémunérer les vendeurs, estime le parquet.
Dans cet épineux dossier, il sera aussi question de la modification en catimini du contrat de Leander Dendoncker, dans lequel il a été ajouté une clause garantissant à supplément de 2,4 millions d’euros à Henry Henrotay. Un supplément à charge de l’actuel propriétaire du RSCA lors du transfert ultérieur du joueur. Les avocats des autres prévenus contactés n’ont pas souhaité faire de commentaire à la veille de l’ouverture des débats.