Plus opportuniste que son cousin européen, il met la récolte à rude épreuve et complique la sécurité des gestes au jardin. Place aux bons réflexes pour réduire l’attraction, protéger les arbres et, si besoin, confier les nids à des professionnels certifiés.
Une menace grandissante pour nos vergers
À mesure que l’été bascule vers l’automne, le frelon asiatique s’installe durablement dans les jardins. Depuis plusieurs années, cette espèce invasive inquiète autant les professionnels que les particuliers. Entre juillet et octobre, période de fructification maximale, certains arbres deviennent de véritables aimants et subissent une pression accrue dans les vergers, qu’ils soient familiaux ou professionnels.
Quels arbres les rendent si irrésistibles ?
Les figuiers arrivent en tête des cibles : sève très sucrée, figues gorgées de sucre et facilement accessibles. Viennent ensuite pruniers, vignes, pommiers et poiriers. À la différence du frelon européen, ces prédateurs ne se contentent pas de butiner : ils attaquent directement les fruits et capturent les insectes auxiliaires, aggravant les pertes au jardin.
Cette attirance s’explique par la recherche de sucre, ressource énergétique cruciale en fin d’été. Les fruits tombés au sol, en particulier, fermentent et dégagent des odeurs puissantes qui guident les individus vers les arbres les plus productifs.
Un équilibre difficile à préserver
Protéger les récoltes suppose une vigilance accrue et des gestes simples, à répéter tout au long de la saison :
Ramasser au plus vite les fruits tombés pour limiter les effluves attractives.Installer des pièges à frelons à distance des zones de passage et en points stratégiques.Ensacher les fruits en cours de maturation pour une protection mécanique.”
À ne pas confondre avec le frelon européen, dont le comportement reste plus équilibré sur le plan écologique : il régule certaines populations d’insectes et cause moins de dégâts directs sur les fruits.
Quand et comment agir face à un nid ?
Si un nid se trouve près des lieux de vie ou d’activité, l’intervention de professionnels s’impose. Selon la DRAAF, la destruction des nids doit être effectuée par des opérateurs titulaires de la certification Certibiocide, seule garantie d’une élimination efficace et sécurisée. Une tentative amateur est dangereuse et peut disperser la colonie.
Des aides existent parfois via les collectivités pour organiser ou financer la destruction, notamment dans les lieux très fréquentés. Se renseigner auprès de sa mairie permet d’identifier les dispositifs locaux et les prestataires agréés.
Une réelle épreuve pour les vergers
La protection des fruitiers face aux frelons asiatiques repose sur une prévention continue et des pratiques adaptées. Un figuier vigoureux et chargé de fruits promet une belle récolte, mais attire aussi ces opportunistes. Anticiper, limiter les sources d’attraction et intervenir au bon moment restent les meilleurs leviers pour préserver l’abondance sans déséquilibrer le jardin.