Le cadet de la fratrie, Florian, a confié sur les réseaux sociaux son désir de revenir sur le drame de Mazan à travers un spectacle. Sans préciser le degré d’avancement de ce projet, qui lui a valu certains commentaires antipathiques.

Un spectacle cathartique ? Alors que les mémoires écrits par sa mère, Et la joie de vivre, caracolent en tête des ventes en France, mais aussi en Allemagne ou au Royaume-Uni, Florian Pelicot évoque sur les réseaux sociaux son désir de revenir sur le drame des viols de Mazan à travers un seul en scène.

À propos de ce « one-man-show autour du procès de [s]on père », celui qui se présente comme comédien et musicien a déclaré, samedi, dans une vidéo diffusée sur TikTok : « En fait ça paraît comme ça un peu brouillon, un peu cinglé, et ça l’est. Mais au fond ça ne l’est pas du tout. » En légende de sa publication, le cadet des enfants Pelicot, né en 1986, s’interroge : « Est-ce ce qu’on peut rire de tout ? » 

Gisèle Pelicot au Figaro : « Je ne veux plus de ce statut de victime »


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Perte de repères

Ciblé par des commentaires antipathiques, Florian Pelicot a ironisé dans une autre publication : « Apparemment je ferais mieux de pleurer sous ma couette que de rire avec vous ». Il a déjà joué l’an dernier dans une pièce intitulée Universelles, qui dénonce les violences faites aux femmes.

Comme sa sœur Caroline et son frère David, Florian Pelicot avait témoigné au tribunal d’Avignon lors du procès de leur père. « Après un procès qui a éclaté ma famille, ma vraie quête n’est plus de comprendre d’où je viens, mais qui je deviens. (…) Entre la honte, l’amour, la colère et le besoin de m’enfuir de ce quotidien, de disparaître, abasourdi par cette triste réalité d’avoir perdu tous mes repères, j’apprends à me regarder tel que je suis. À avancer », écrivait-il l’an dernier sur Instagram, témoignant de ses difficultés personnelles.

Journée des droits des femmes : Gisèle Pelicot et sa fille Caroline côte à côte dans le cortège à Paris

Samedi 8 mars, à l’occasion de la journée des droits des femmes, Gisèle Pelicot marchait en tête du cortège parisien avec Caroline, sa fille. Signe d’un rapprochement après une dissension affichée dans les médias. Caroline Darian, qui a également porté plainte contre son père, a publié un livre l’an dernier, Pour que l’on se souvienne, et est apparue au cœur d’un documentaire, Soumission chimique : pour que la honte change de camp.

Quant au livre de Gisèle Pelicot, il continue de rencontrer un large écho à l’étranger quasiment un mois après sa publication. Flammarion a toutefois démenti dans Le Parisien l’information, relayée par Marianne, selon laquelle Meryl Streep incarnerait la septuagénaire dans une future adaptation à l’écran.