Avant le Covid, les stimulants, prescrits en qualité de psychostimulants pour les personnes atteintes de TDAH, étaient principalement recommandés aux enfants et aux adolescents. Mais depuis la pandémie, la tendance semble s’être accélérée et avoir changé de cible.

Une forte augmentation chez les 18-24 ans

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre janvier 2016 et juin 2024, « plus de 325 000 adultes en Ontario, au Canada, se sont vu prescrire au moins une nouvelle ordonnance de stimulants ». Parmi ces personnes, « plus de la moitié étaient des femmes (55 %), la majorité vivait en milieu urbain (91 %) et l’âge médian tournait autour de 31 ans ». La plus forte augmentation a été observée chez les jeunes adultes entre 18 et 24 ans.

« La rapidité et l’ampleur de cette croissance soulèvent d’importantes questions sur la façon dont les diagnostics sont posés et sur la pertinence de ces prescriptions » a déclaré l’une des autrices, la Dre Tara Gomes, directrice du programme du Réseau ontarien de recherche sur les politiques en matière de drogues à l’hôpital St Michael’s Unity Health à Toronto.

Prise de stimulant : comment expliquer cette augmentation ?

Plusieurs facteurs semblent être à l’origine de cette augmentation. Les chercheurs canadiens ont établi quelques pistes. Tout d’abord, on observe chez les jeunes adultes, « une meilleure connaissance du TDAH et un accès facilité aux soins »….

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