Un audit, demandé par la ministre Valérie Lescrenier, conclut à des dysfonctionnements, des problèmes de gouvernance et des manquements dans la gestion des infrastructures. « Maintenant que toutes les pièces du puzzle sont réunies et que l’Aquacentre va pouvoir rouvrir, la ministre va pouvoir charger le CA de plancher sur un plan pour enfin faire quelque chose de cet écrin touristique magnifique » note Desalle. Objectif : développer des partenariats public-privé, arriver à une rentabilité propre pour éviter de dépendre à 86% des subsides et offrir un lieu touristique d’exception.
Pourtant, un plan avec cet objectif (et les mêmes constats de manquements) avait été présenté en 2024 et adopté à l’unanimité des familles politiques – y compris MR et Les Engagés. Relier Falemprise et la Plate-Taille avec une piste cyclo-piétonne pour éviter de devoir emprunter la route – non seulement un détour mais en plus dangereuse vu l’absence de trottoirs; développer un accueil « baignade » pour les familles à Falemprise; rouvrir l’Aquacentre avec un exploitant privé; développer l’oxygénation des eaux avec des geyser pour prévenir les algues qui empêchent régulièrement les baignades; créer un centre d’interprétation (culture) près du village de vacances… Tout cela semble avoir été balayé d’un revers de la main, les financements prévus par Valérie De Bue n’ont pas été activés par la Wallonie (à part pour l’isolation du centre d’accueil et la rénovation de l’Aquacentre) et… un nouveau plan est maintenant demandé au CA et à la direction, tous deux d’ailleurs entièrement renouvelés depuis les dernières élections.
Les Lacs de l’Eau d’Heure, c’est déjà une des premières destinations touristiques de Wallonie, après Pairi Daiza mais devant Spa et ses thermes par exemple, avec 1,3 million de visiteurs annuels et 315.000 nuitées.