La passion commence à se fissurer à la fin des années 1980, lorsque John traverse une crise personnelle. Il consulte un psychologue, s’interroge, cherche à comprendre ce qu’il attend réellement de l’existence. De son côté, Christina s’installe à Los Angeles pour poursuivre sa carrière. Peu à peu, leur histoire se défait, jusqu’à la rupture.

Dans ses mémoires, Come to the Edge, Christina raconte cette relation avec une émotion restée intacte, en convoquant tout ce que le nom Kennedy charrie d’amour, de tragédie et de fatalité. Elle y dépeint un homme attiré par le danger, presque aimanté par l’idée de défier le sort, un trait qui prendra une résonance tragique dans les circonstances de sa mort.

L’un des épisodes les plus saisissants de son récit se déroule lors d’une sortie en kayak, en Jamaïque. En 1989, John et elle décident d’explorer Treasure Beach, une portion isolée de la côte sud, loin des hôtels et des circuits touristiques. Christina, qui s’est récemment cassé le pied à la suite d’un accident d’équitation, se laisse néanmoins entraîner par l’enthousiasme de Kennedy et son goût de l’aventure. Sans gilets de sauvetage ni véritable équipement, armés seulement d’un kayak gonflable et d’un livre sur le sexe tantrique qu’ils comptent lire pendant l’escapade, ils s’élancent au milieu des vagues et des récifs.

Très vite, la mer se durcit. Les vagues se creusent, les courants se renforcent. À un moment critique, une manœuvre hasardeuse au-dessus d’une barrière de corail fait chavirer l’embarcation. Une vague puissante les engloutit et les entraîne sous l’eau, avant qu’ils ne parviennent finalement à regagner la rive, secoués mais indemnes.

Furieuse, Christina reproche alors à John son imprudence. Il lui répond par une phrase aussi calme que glaçante : « Oui, mais quelle belle façon de partir. » À elle seule, cette réplique semble condenser tout l’imaginaire attaché aux Kennedy : un mélange de romantisme, de fatalisme et de témérité. Une disposition d’esprit qui n’est pas sans faire penser aux circonstances du vol de juillet 1999, dans lequel John trouvera la mort aux côtés de son épouse Carolyn et de sa belle-sœur Lauren.

Dans son livre, Christina Haag rapporte aussi des détails plus inattendus sur le quotidien de John, notamment le fait qu’il fumait de la marijuana. Lorsqu’un habitant de la région lui tend un joint, écrit-elle, Kennedy s’allonge simplement sur le sable et le termine, comme détaché de tout, absorbé dans son propre monde.

John F. KennedyMadonna : la relation secrète

La rumeur d’une liaison entre John F. Kennedy Jr. et Madonna appartient à ces légendes qui ont nourri le mythe du Manhattan des années 1980. Selon plusieurs biographes, ils se seraient rencontrés en 1985, à l’issue d’un concert de la chanteuse au Madison Square Garden.