Les entreprises belges semblent rendre leur politique de télétravail de plus en plus stricte, ressort-il mercredi d’une enquête dirigée par le spécialiste de services en ressources humaines Acerta. La proportion d’entreprises qui fixent les jours où les travailleurs doivent se rendre au bureau a grimpé sur un an, de même que la part de travailleurs qui déclarent ne pas pouvoir travailler à domicile.

Selon l’enquête menée auprès de 600 employeurs et 2.000 travailleurs en Belgique, plus de neuf entreprises sur 10 (91 %) occupant plus de 10 travailleurs autorisent le travail à domicile. La politique diffère cependant selon la taille des organisations : elles sont plus de 94 % à proposer le télétravail parmi les sociétés de plus de 250 travailleurs, contre 69,4 % des entreprises de moins de 10 personnes.


De même, la situation diffère selon les travailleurs. Dans la pratique, plus d’un sur deux (54 %) déclare ne pas pouvoir exercer son activité à domicile, contre 48,2 % l’année dernière. Ainsi, neuf travailleurs manuels sur 10 ne peuvent jamais télétravailler, alors que cette proportion descend à quatre sur 10 parmi les employés.




Dans le même temps, la proportion d’employeurs qui laissent leurs travailleurs décider les jours durant lesquels ils restent chez eux a baissé de 25,6 à 21 % en un an. L’enquête pointe que 13,4 % des entreprises sondées choisissent ces jours de télétravail, contre 8,2 % en 2025.


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En outre, un employeur sur six (16,6 %) décide que les travailleurs doivent être au moins quatre jours par semaine au bureau, alors que ce taux était de 11,4 % l’an dernier.

L’enquête rapporte enfin que seuls 5,1 % des employés interrogés aimeraient se rendre plus souvent sur leur lieu de travail, et que 30 % désireraient davantage travailler de la maison. Parmi les employeurs, plus d’un quart (27,3 %) souhaitent que leurs travailleurs se rendent plus souvent au bureau.