Pouvez-vous nous rappeler pourquoi l’espace Ligue de Quimper, qui s’appelait alors Maison des patients, a-t-il vu le jour il y a quatre ans ?

C’était une politique du comité départemental de la Ligue contre le cancer de s’installer au plus près des patients. Il y a sept espaces Ligue dans le Finistère, nous sommes le dernier à avoir été créé. Le but était d’offrir aux malades et aux aidants un accompagnement le plus proche possible de leur domicile. Le but est atteint.

Et ce n’est pas la seule mission de la Ligue. Elle en a quatre : les soins de mieux-être pour les malades et éventuellement leurs proches ; la recherche en cancérologie car la Ligue est le premier financeur privé ; la prévention. Elle met aussi le doigt sur ce qui ne va pas dans la société. L’année dernière, par exemple, la Ligue nationale a intenté une action en justice contre les vendeurs de spiritueux qui faisaient de la pub près des collèges et dans le métro à Paris.

Que proposez-vous au sein de l’espace ?

Un soutien psychologique, des réponses sur tous les problèmes sociaux, financiers, de reconversion après la maladie… Et puis, des soins de mieux-être individuels, offerts contre une adhésion de 8 euros à l’année. Nous avons aussi des ateliers collectifs.

Avez-vous d’autres projets à l’esprit ?

On a d’autres ateliers en perspective mais pour l’instant, ça ne se met pas en place car on manque de bénévoles. On en a huit… Il en faudrait une douzaine, sûrement. Par contre, ce qui est important, c’est que l’équipe est soudée et va dans le même sens.

Qui sont les personnes qui franchissent la porte ?

Ce sont essentiellement des malades, mais pas tous, car certains ont encore une appréhension à franchir la porte. Il y a aussi quelques aidants, qui arrivent un peu au bout du rouleau… Ce sont à 85 % des femmes.

On est sur une centaine d’adhésions… Ça a nettement augmenté ces deux dernières années et ça continue.

Parce qu’il y a plus de malades ou parce que, malgré tout, ils viennent plus facilement ?

Il y a plus de cancers. Par exemple, on parlait, il n’y a pas si longtemps de cela, de 58 000 cas par an de cancers du sein ; aujourd’hui, on est à 61 000. Et il y a de plus en plus de gens jeunes qui sont touchés par différents types de cancers. D’où l’importance de la prévention. D’où, aussi, la préoccupation de la Ligue sur les causes de ces cancers, sachant qu’aujourd’hui, le corps médical estime qu’une quarantaine de pourcents de ces cancers pourraient être évités si les gens vivaient de façon plus saine.

Pratique

Au 9, Quai neuf, l’espace Ligue de Quimper ouvre ses portes aux professionnels de santé et partenaires du territoire, le jeudi 12 mars, de 11 h à 19 h. Vendredi 13 mars, de 14 h à 19 h, les portes ouvertes seront destinées au grand public. Permanences d’accueil et d’écoute les lundis et mardis de 13 h 30 à 16 h 30, les mercredis et jeudis de 9 h 30 à 12 h 30, et les vendredis de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 16 h 30. Tél. 02 98 66 23 30.