Un succès populaire qui ne cesse de grandir.
L’an dernier déjà, les dossards s’étaient arrachés en à peine vingt minutes, témoignant de l’immense popularité de la course. Et si l’on compare avec les marathons d’autres grandes villes européennes telles Paris, Londres ou Berlin ; Bruxelles n’a aucune raison de rougir de son nombre de participants.
Aujourd’hui, cette course rassemble donc un peu plus de 45 000 personnes en moyenne. Une croissance spectaculaire qui a nécessité des adaptations importantes, tant au niveau des infrastructures que de la gestion des voiries dans la capitale.
Un nouveau 20 km… le même jour que les 20 Km de Bruxelles
Mais pour Carine, le plus décevant, c’est de ne pas pouvoir accueillir tout le monde : « c’est un peu frustrant de ne pas pouvoir répondre à toutes les demandes ». Si augmenter le nombre de dossards paraît simple pour certains, ce n’est pas le cas pour les organisateurs : « c’est une question de gestion, d’organisation, d’occupation de l’espace public qu’on coordonne avec la police, les pompiers, la Croix-Rouge… Et les rues de Bruxelles ne sont pas extensibles, donc on ne sait pas non plus accueillir tout le monde », nous explique Carine Verstraeten.
« Quand tu fais les 20km et que tu n’es pas dans les premiers box, tu pars très tard. Et moi je trouve ça dommage parce qu’il n’y a plus vraiment d’ambiance sur le parcours », témoigne Catherine, une adepte de l’événement. Selon elle, accepter plus de participants impliquerait d’ajouter d’avantage de box au départ. Or, lorsque l’on se trouve dans les derniers, l’ambiance le long du parcours y est moins festive et la traversée de la ligne d’arrivée se fait plus tard dans la journée.
20km : un public plus jeune, plus féminin et plus compétitif !

BRUSSELS, BELGIUM – MAY 25 : Queen Mathilde of Belgium participating participating in the 20km of Brussels pictured on May 25, 2025 in Brussels, Belgium, 25/05/2025 ( Photo by Xavier Piron / Photonews ) ©Xavier Piron
« Ce qu’on a vu depuis deux ans, c’est que le public s’est terriblement rajeuni ». Lors de l’édition 2025, les moins de 30 ans représentaient 37 % des participants. « Aujourd’hui, les jeunes courent en groupe, pour s’amuser et pour faire des rencontres », observe Carine.
Le nombre de femmes a également atteint un record lors de la précédente édition, avec un taux de participation de 45,3 %. Une tendance en hausse depuis plusieurs années et qui réjouit les organisateurs : « dans le temps, c’étaient plutôt des hommes qui prenaient le départ de la course et quasiment très peu de femmes ». En France, le constat est similaire.
Patrick Nimubona et Naomi Taschimowitz remportent les 20 Km de Bruxelles !
Catherine participe aux 20km de Bruxelles depuis le début des années 2000. Elle aussi a pu voir l’évolution majeure de la course : « en 2000, c’était encore très amateur alors qu’aujourd’hui c’est beaucoup plus jeune, plus compétitif et il y a beaucoup plus de participants et d’entreprises qui financent l’événement ».
« Et ce qui est touchant, c’est qu’aujourd’hui, dans les contacts des uns et des autres, tout le monde connaît des gens qui y participent ou qui courent ». C’est le cas pour Catherine : « j’ai toujours une copine ou quelqu’un que je connais qui fait les 20km ».
Pour Carine Verstraeten, l’idée de cette course n’est pas de gagner des sous, mais c’est « de faire la fête et de promotionner Bruxelles ». La cofondatrice des 20km de Bruxelles conclut en disant qu’ « on reste la course la moins chère du monde ».