Le Japon ne fait pas exception, alors qu’il se réoriente vers un « usage maximal de l’énergie nucléaire » en respectant des conditions renforcées de sûreté, selon sa politique énergétique, quinze ans après la catastrophe de Fukushima.
La plus grande centrale nucléaire du monde redémarre au Japon, 15 ans après Fukushima
Le gouvernement nippon souhaite ainsi mener une étude préliminaire sur Minamitorishima, l’île la plus orientale du territoire du Japon dans le Pacifique, afin de déterminer si elle peut accueillir une installation d’enfouissement.
« Une superficie inexploitée »
Minamitorishima, propriété de l’État, inhabitée par des civils et interdite aux touristes, dispose d' »une certaine superficie encore inexploitée pouvant accueillir un site », a déclaré mardi à la presse le ministre de l’Industrie, Ryosei Akazawa.
L’île, de forme triangulaire et entourée d’un atoll corallien, présente également certains « atouts scientifiques favorables » de par sa géographie, a ajouté le ministre.
Une demande a été soumise à la municipalité de Tokyo qui administre l’île afin d’en examiner les conditions géologiques et l’activité volcanique à partir de documents géologiques, première étape d’une enquête en trois phases destinée à sélectionner le site de stockage définitif.
Fukushima : quelle influence sur l’avenir du nucléaire ?
Des prospections ont déjà été menées en trois lieux situés sur deux des quatre îles principales -et densément peuplées- du Japon, dont deux à Hokkaido et une autre à Kyushu.
Minamitorishima, qui couvre environ 1,5 km2, serait le premier site candidat choisi à l’initiative propre du gouvernement central.
En janvier, le Japon a remis en service la plus grande centrale nucléaire du monde, située dans la région de Niigata (centre), pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima en 2011.
La Finlande a construit le premier dépôt géologique profond au monde pour le combustible nucléaire usé, l’installation d’Onkalo, où les déchets doivent être isolés à 400 mètres de profondeur.