Le prix des oeufs s’envole et atteint un nouveau record

En pratique, le prix d’un œuf brun de 62,5 grammes, considéré comme la référence sur le marché, s’établit désormais à 19,05 centimes. Ce montant correspond au prix perçu par l’aviculteur, le tarif final payé par le consommateur en magasin étant supérieur.

Justement, quel va être l’impact de ce nouveau record sur le ticket de caisse ? Durant les fêtes de fin d’année, la grande distribution et les pâtissiers avaient réussi à maintenir des prix stables pour les desserts et autres produits à base d’œufs. À Lasne, le pâtissier-chocolatier Raphaël Giot s’inquiète plus du prix des produits laitiers, traditionnellement sensibles à la moindre alerte sanitaire, et du chocolat, dont le prix a triplé ces dernières années. « Le chocolat reste notre premier poste de coût. Les prix sont élevés, mais peut-être que c’est enfin le juste prix pour les producteurs », concède-t-il.

Record du prix des œufs, grippe aviaire et prix élevés du chocolat : quel impact sur vos menus de fêtes ? « On essaye de garder un tarif raisonnable »

Dans la grande distribution, beaucoup de produits sont concernés. « Selon nos informations, cela se joue plus particulièrement sur les œufs frais, et moins dans les produits « dérivés », nous indique Jason Sevestre, porte-parole d’Aldi. Il est vrai que les prix des œufs sur le marché ont augmenté ces derniers temps. Cela s’explique par l’offre et la demande, la grippe aviaire ayant notamment entraîné une baisse de la disponibilité des œufs. Cela se traduit également par des prix d’achat plus élevés, y compris pour ALDI. Malgré cela, comparé à la fin de l’année dernière, nous parvenons actuellement à maintenir le prix par œuf à un niveau bas et stable. »

En un an, dans les rayons, le tarif a augmenté d’une quinzaine de centimes pour une boîte de 12 œufs. L’effet ne se fait donc pas (encore ?) sentir.

Baguettes à moins d’un euro : la grande distribution est dans le viseur des boulangers, « C’est de la concurrence déloyale ! »