Joris a toujours travaillé dans l’horeca ou dans des métiers proches. Pendant quatre ans, dès 1977, il a suivi les cours à l’école hôtelière de Libramont et à l’école de boucherie à Namur. Il a ensuite effectué ses stages dans plusieurs restaurants, toujours en cuisine, auSanglier d’Ardenne, à Durbuy, à Florenville, sans oublier au Château du Petit-Leez, à Gembloux.
Il a aussi exercé son talent de boucher chez José Août, à Flawinne, avant de reprendre la boucherie d’Yvan Gauthier, à Purnode, qu’il a revendue en 1998, après avoir racheté l’auberge crupétoise, en 1994. Depuis lors, il a toujours été aux fourneaux.
L’aventure continue à Spontin
Dans la vie, il partage le quotidien d’Anne-Françoise Motte, de quelques années sa cadette. Ces deux amoureux de cuisine basée sur la mise en valeur des produits du terroir et des traditions culinaires, ont repris, en 2024, le Cheval blanc, à Spontin, lui aussi un monument quasi centenaire dans la région et fermé pendant près de trois ans. Tout en continuant à diriger la Besace, pour Joris, cette reprise a été un nouveau défi, à l’entrée de la soixantaine. Lui restait le chef de cuisine, elle gérait la salle et les aspects plus administratifs du métier.
Ils avaient tous deux trouvé un équilibre qui arrangeait tout le monde. Dans les deux restaurants, même décoration, même menu, mêmes prix. Tout allait pour le mieux jusqu’au moment où la maladie a frappé, de plein fouet.
A Crupet, ces dernières semaines ont été difficiles et décisives. Les clients téléphonaient pour réserver une table à La Besace, mais la sonnerie se perdait dans le vide. Entre les séances de chimio et la gestion du Cheval blanc, la décision est devenue inévitable. Mais l’aventure se poursuit à Spontin.
Le bâtiment dol Besace est maintenant vendu. Les nouveaux propriétaires ne comptent pas faire revivre le restaurant. Il fait aujourd’hui partie du passé. Une page de la gastronomie namuroise se ferme définitivement.