Mais pas question de se laisser abattre. Le sport deviendra sa bouée de sauvetage. Elle tâte du sit-kite, du hockey sur glace adapté ou encore du tennis en fauteuil, avant de (re) découvrir le ski sur les conseils d’une amie de sa maman. « Ce n’est évidemment pas comparable à la gymnastique acrobatique mais je suis heureuse d’avoir trouvé une activité dans laquelle je peux me lancer à fond. »

En haut de la piste, elle retrouve un sentiment qui lui est familier : ce petit stress d’avant l’effort, celui qui l’habitait jadis avant de monter sur le tapis. « C’est différent mais je retrouve la même sensation. » Une sensation qui nourrit désormais une volonté de performer dans la neige. « J’ai de l’ambition pour le futur, j’ai vraiment envie de progresser. »

Les Jeux paralympiques d’hiver s’ouvrent ce vendredi à Vérone : avec quelles ambitions pour les quatre athlètes belges engagés ?Troisième en Coupe du monde il y a un mois

Les actes suivent les mots. Engagée depuis deux ans dans l’équipe belge paralympique, la native de Schelle a considérablement intensifié sa préparation l’an dernier : entraînements quotidiens au SnowWorld d’Anvers et même semaines complètes de stage à la montagne. Objectif ? Engranger un maximum d’expérience avant d’aborder la saison de compétition 2026. Et les résultats ne se sont pas fait attendre : le 10 février dernier, elle montait déjà sur le podium de la Coupe du monde de Veysonnaz, en Suisse, avec une troisième place en slalom. « Me voilà maintenant à mes premiers Jeux paralympiques. C’est une fierté de représenter la Belgique. »

Peut-elle viser une médaille, déjà ? Elle sourit. « Ce serait un rêve, comme pour tout le monde. Mais ce n’est pas mon ambition première. Oui, il y a un peu de stress; c’est normal car je veux bien faire. On va laisser les choses aller et on verra bien. Même la numéro une mondiale peut échouer. Si ça se passe moins bien, je serai déçue mais ça fait partie du sport. »

Pour vivre tout ça, elle ne sera pas seule au bord des pistes de Tofana. Ses parents, ses grands-parents, un oncle et deux de ses frères accompagnés de leurs compagnes feront le déplacement jusqu’à Cortina. Sans oublier ceux restés en Belgique, les yeux rivés sur leur écran. « Mon entraîneur, ma famille, mes amis, mon école : tout le monde m’a soutenue tout au long du parcours. C’est très agréable de vivre ça entourée d’autant de personnes. »

Marte Goossen (classe LW 12-1 : mobilité réduite des jambes, bon équilibre assis) entre en lice ce jeudi sur le slalom géant, avant de s’aligner sur le slalom samedi.

Huit ans plus tard, Eléonor Sana se souvient de sa médaille de bronze à Pyeongchang : « Avec ma sœur Chloé, nous ne faisions qu’une »