C’est pourquoi démarrer en tête était, cette fois, la meilleure option. Et si Elfyn Evans (Toyota), en bon leader du championnat, semblait connaître la musique, la partition jouée derrière lui, par Oliver Solberg, touchait à la symphonie. Une première marche victorieuse du jeune pilote suédois, s’offrant d’emblée un viatique intéressant en devançant d’emblée son équipier une demi-minute.

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On perd 30 secondes en 7 kilomètres !

Et tandis que le Japonais Katsuta, en proie à des soucis d’interphone et de buée sur le pare-brise de sa Yaris GR Rally1, concédait déjà plus d’une minute (+ 1:15.7) les pertes chronométriques dans le camp des Hyundai étaient déjà massives !

« Je n’ai vraiment jamais vu ça ! Je ne trouve d’ailleurs pas les mots pour décrire ça, soupirait Thierry Neuville à son arrivée, à la sortie de l’enfer. Nous n’étions d’évidence pas dans la meilleure position au départ, vu ces conditions ! Il aurait fallu un bateau ou un char d’assaut, mais pas d’une voiture de rallye ! J’ai vraiment essayé au maximum tout en restant calme, car on ne sait jamais ce qui nous attend au détour d’un virage ou au moment du freinage. En revanche je trouve anormal que nous perdions autant de temps. Dans les 7 derniers kilomètres, nous concédons plus de 30 secondes, je ne comprends pas comment. Ceci dit, le rallye est long, beaucoup de choses peuvent encore arriver. « 

Comme ses équipiers Adrien Fourmaux et Esapekka Lappi, notre compatriote était relégué à plus de 2 minutes de Solberg, concédant près de 6 secondes au kilomètre au Suédois !

Les écarts se comptent en minutes !

Parti derrière Neuville, Sébastien Ogier était, dans des conditions identiques, l’exception qui confirme la règle. Le nonuple champion du monde signait le 3e chrono de la spéciale, à 1:09 de son équipier et, seulement 39 secondes derrière Evans !

« C’était l’enfer, les écarts se comptent en minute ! », lançait le pilote français, sans savoir qu’il avait vraiment bien limité les dégâts.

Surchauffe chez Hyundai !

Et tandis que le Français enchaînait en signant son premier meilleur chrono dans l’ES2 de Mzazibu (8,86 km), grappillant quelques secondes à ses équipiers, qui devançaient néanmoins tous à nouveau les Hyundai, victimes, cette fois, de soucis de surchauffe moteur et contraintes de ralentir à mi-spéciale, malgré les intermédiaires encourageants signés par Fourmaux.

« J’avais pourtant essayé de nettoyer le radiateur en le brossant et le soufflant, expliquait Neuville. Mais la boue séchée était partout et cela n’a pas changé grand-chose. À nous de bien nettoyer notre radiateur demain matin, car nous démarrons à nouveau dans le même bourbier qu’aujourd’hui… »

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