
À l’occasion de la sortie de Projet Dernière Chance, l’acteur s’est confié sur France Inter sur son rôle de professeur propulsé malgré lui dans une mission pour sauver l’humanité. Il y évoque aussi la qualité essentielle qui, selon lui, caractérise tous les enseignants.
Dans Projet Dernière Chance, en salles ce mercredi 18 mars, Ryan Gosling incarne un professeur de sciences au collège, propulsé malgré lui dans l’espace pour tenter de sauver l’humanité. Invité de la matinale sur France Inter ce jeudi 12 mars pour la promotion du film, l’acteur canadien a profité de cette interview pour saluer une qualité qu’il juge essentielle chez les enseignants.
Patience et persévérance
Pour Ryan Gosling, le cœur du personnage réside en effet moins dans l’aventure spatiale que dans sa vocation d’enseignant. «Une des très belles choses à propos de ce personnage, c’est qu’il est professeur de sciences au collège», explique l’acteur dans l’interview. Avant d’ajouter : «Et vous savez ce qu’il faut pour être professeur au collège ? De la patience».
Selon lui, cette qualité dépasse largement le cadre de la salle de classe. «Il y a tellement de choses dans nos vies, tellement de relations qui s’arrêtent, tellement de rêves qui ne se réalisent pas parce qu’on perd patience, poursuit-il. J’aime beaucoup le fait que le pouvoir secret de ce personnage soit sa patience et sa persévérance».
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Un tournage émotionnellement fort
Dans Projet Dernière Chance, Ryan Gosling incarne un héros bien différent des figures habituelles du cinéma d’action. Son personnage, parfois maladroit ou hésitant, reste profondément humain. «Il nous rappelle que nous sommes capables de beaucoup mieux que ce qu’on nous a raconté sur nous-mêmes», souligne l’acteur.
Avec le recul, la star décrit ce projet comme «le film le plus difficile » de sa carrière. «C’était dur émotionnellement, mais ça valait le coup», confie l’acteur, également producteur du long métrage. Après des semaines à jouer seul, notamment dans des scènes en quasi-huis clos, souvent suspendu dans les airs par des harnais pour simuler l’apesanteur, l’acteur a fini par faire venir ses deux filles (Esmeralda, 11 ans, et Amada, 9 ans) sur le plateau. Ce sont elles qui prêtent leur voix à Rocky, l’extraterrestre que rencontre Ryland Grace, incarné par Ryan Gosling, dans l’espace. Un détail de fabrication qui donne au film une dimension intime. «On sent l’amour dans ces scènes, elles m’ont vraiment aidé», raconte-t-il. Le quadragénaire dit aussi avoir accepté ce projet avec l’envie d’offrir à ses enfants un film qui marque leur génération, comme E.T. a marqué la sienne. «Ce film croit en la compétence de l’humanité», conclut-il – humblement.