L’ancien ministre-président wallon ne cite pas nommément le nucléaire belge et le site de Tihange qui risque d’être amputé très prochainement d’un réacteur nucléaire.
« L’Europe ne peut pas se permettre d’abandonner maintenant des capacités de production qui offrent une électricité stable à un prix moins volatile. Pour une période transitoire, nous devons préserver nos capacités de production nucléaire pour réduire au maximum notre autonomie stratégique, notre sécurité d’approvisionnement et une plus grande stabilité des prix. »
Macron et von der Leyen
Cette déclaration rejoint celles d’Emmanuel Macron, président de la République française, et d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui ont, tous deux, fait une sorte de mea culpa. « L’Europe a commis une erreur stratégique en tournant le dos au nucléaire », a reconnu la dirigeante allemande. « On n’arrivera pas à gagner la bataille du climat, de la compétitivité et de la souveraineté sans le nucléaire », a déclaré le chef d’État français.
Ces apologies du nucléaire s’inscrivent dans un climat de fortes inquiétudes quant à l’approvisionnement énergétique européen face aux restrictions sur le marché mondial provoquées par la fermeture du détroit d’Ormuz par les forces gouvernementales iraniennes.
Conséquence de la flambée des cours pétroliers dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, les prix maxima de l’essence à la pompe augmenteront de plus de 7 centimes d’euro le litre, à partir de vendredi, a annoncé le SPF Économie jeudi.