Après un Grand Prix d’ouverture qui avait laissé la Red Bull d’Isack Hadjar comme plus proche rivale des Mercedes lors des qualifications, la première séance chronométrée du week-end sprint en Chine, sur un tracé de Shanghai moins gourmand en énergie, allait être intéressante pour confirmer ou infirmer la forme des RB22.
Eh bien, la forme ne s’est pas vérifiée, c’est le moins que l’on puisse dire. Il a vite été clair dans ces qualifs sprint, une séance au format plus ramassé que les sessions normales, que Red Bull n’allait pas connaître le même niveau de performance.
En SQ2, les pilotes de l’écurie ont déjà peiné à se hisser dans l’ultime partie de la séance, Max Verstappen et Hadjar passant à un dixième de l’élimination précoce dans un milieu de tableau très serré.
Au moment de faire parler une dernière fois le chrono ce vendredi, il n’y a pas eu de miracle ou de tour magique. Le constat est sévère : le quadruple champion du monde est à 1″734 du meilleur temps de la Mercedes pilotée par George Russell, alors que son équipier français doit lui accepter d’être repoussé à 2,2 secondes.
Max Verstappen a souffert au volant de la Red Bull lors des qualifs sprint en Chine.
Photo de: Rudy Carezzevoli / Getty Images
Forcément, dans ces conditions, le discours de Verstappen est à la fois bref et ne tourne pas autour du pot. « Toute la journée a été un désastre en termes de rythme », a-t-il résumé pour F1 TV. « Oui, [il n’y a] aucun grip. »
« Honnêtement, je pense que c’est le plus gros problème : aucune adhérence, aucun équilibre, on perd énormément de temps dans les virages, pour être franc. Et bien sûr, cela entraîne d’autres petits problèmes. Mais le gros problème pour nous, c’est que nous sommes complètement à côté de la plaque dans les virages. «
Quand il lui est demandé si quelque chose pourra être changé en vue de la seconde partie du week-end, lorsque le parc fermé sera rouvert entre la course sprint et les qualifications de ce samedi, le Néerlandais de répondre : « Nous allons voir. Je ne sais pas pour l’instant ce que nous pouvons faire. Nous verrons bien. »
Hadjar pas surpris par l’écart
Isack Hadjar s’attendant à un écart autour des deux secondes à Shanghai.
Photo de: Alex Bierens de Haan / Getty Images
De l’autre côté du garage Red Bull, Hadjar ne s’est pas montré véritablement abasourdi par l’écart affiché au terme de la séance, comme il l’a confié au micro de Canal+ : « Après les EL1, je ne suis pas surpris du gap. Il nous manque à peu près deux secondes, ce qui est énorme comparé à la semaine dernière. Sinon, je suis content du boulot que j’ai fait sur mes tours. »
Et il n’est pas très optimiste pour la course sprint : « Non, je ne pense pas pouvoir remonter. Mais comme je l’ai dit, je suis content de la SQ3. […] C’est sûr que là, la voiture ça ne va pas, donc il va falloir trouver des choses. Je pense que la voiture, entre demain et les qualifs [quand le parc fermé sera rouvert], elle va être vachement différente. »
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