« Maisons-mères – Architectures utopiques et concrètes », la nouvelle exposition à voir à la Ferme des Tilleuls de Renens (VD) jusqu’au 21 juin, propose un tour du monde d’aventures architecturales hors normes où la liberté côtoie la créativité sans limites.
Maisons-baleines, maisons-coquillages ou château-mystère, la nouvelle exposition de La Ferme des Tilleuls à Renens offre une plongée fascinante dans le monde des architectures sans architectes. Loin des conventions, « Maisons-mères – Architectures utopiques et concrètes » met en lumière des créations nées de l’obsession, du rêve ou d’un acte de résistance, offrant une sincérité humaine rarement égalée. Les architectures présentées jouent avec les équilibres et les formes, détournent les matériaux, s’érigent la nuit dans une zone merveilleuse entre l’autorisé et l’interdit.
Parcourant le monde à la recherche de ces merveilles intimes, « Maisons-mères – Architectures utopiques et concrètes » explore autant des univers connus et préservés que des environnements parfois disparus ou jamais dévoilés. Conçue par le commissaire et réalisateur de documentaires Philippe Lespinasse, l’exposition présente près de soixante demeures devenues œuvres d’art, réparties entre l’Europe, les États-Unis, le continent africain ou encore la Russie.
Erwin Schatzmann, « Maisons-mères » 2026. [La Ferme des Tilleuls, Renens. – Mario Del Curto] De l’art brut architectural
Ouverte depuis le 12 février dernier, l’exposition met notamment à l’honneur le travail de longue haleine du photographe lausannois Mario Del Curto, qui traque ces « maisons d’art brut » depuis quarante ans. Son exploration a débuté après une visite de la Collection d’art brut, à Lausanne, au début des années 1980, où il a été frappé par la liberté incroyable des auteurs et autrices de ces œuvres. « Ce sont des créateurs qui, pour la plupart, n’ont pas conscience d’être artistes. Donc c’est une des rares fois où l’on peut approcher la sincérité humaine », explique Mario Del Curto dans le 19h30 du 4 mars.
Pour cette exposition, le photographe Mario Del Curto a été mandaté par La Ferme des Tilleuls pour dénicher cette sincérité humaine architecturale en Suisse. En Gruyère par exemple, à Sorens, il a trouvé la ferme de Didi, de Christophe Magnin, plasticien de l’étrange. A travers ses créations, l’artiste fribourgeois, isolateur thermique de métier, parle de transhumance, de robotique, d’ultra capitalisme et d’un monde qui s’effondre avant de renaître plus apaisé.
L’oeuvre architecturale de Christophe Magnin à voir dans l’exposition « Maisons-mères ». [La Ferme des Tilleuls, Renens. – Mario Del Curto]
De nombreuses visites guidées accompagnent l’exposition. En parallèle, La Ferme des Tilleuls propose des ateliers de mosaïque, des ateliers cabanes, des initiations au parkour, des projections de films ou encore des rencontres musicales et littéraires.
Sujet TV: Julie Evard
Adaptation web: ld
« Maisons-mères – Architectures utopiques et concrètes », La Ferme des Tilleuls, Renens (VD), jusqu’au 21 juin 2026.